SANTE – ENVIRONNEMENT

ABC d’Eau – avril 2018

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ABC d’Eau : le premier abécédaire sur l‘eau lancé par EpE

Disponible en anglais

L’ABC d’Eau rassemble une cinquantaine d’actions concrètes et pragmatiques des entreprises membres d’EpE pour une gestion durable de l’eau. Cette nouvelle publication illustre les bonnes pratiques sous forme de fiches actions, organisées par thème. Ainsi, le lecteur peut glaner les informations selon ses besoins et ses sujets de prédilection.

Le lecteur trouvera au fil de sa lecture :

  • Comment obtenir des économies sur la consommation et une meilleure efficacité dans l’utilisation pour plusieurs usages parallèles ou successifs.
    Voir les entrées : Eaux usées, Économies, Fuites, Recyclage, Réutilisation
  • Comment les entreprises utilisent les avancées scientifiques et techniques pour améliorer la gestion de l’eau.
    Voir les entrées : Data, Énergie, Phytosanitaires, Risque
  • Divers exemples qui illustrent le management de la ressource en interne.
    Voir les entrées : Coût réel de l’eau, Management, Salariés, Stratégie
  • Quelques approches sectorielles y sont également développées.
    Voir les entrées : Assurance, Micropolluants, Phytosanitaires, Plastiques
  • Enfin de nombreuses initiatives collectives favorisent un partage des outils et des méthodes.
    Voir les entrées : Évaluation, Gouvernance
  • Les conditions pour une bonne gestion de l’eau sont complexes. Pour tenir compte du périmètre local, l’entreprise intègre des facteurs externes locaux qui varient selon le niveau de stress hydrique, la qualité de la gouvernance et les besoins de la population. Le dialogue avec les parties prenantes externes et un nouveau mode de gouvernance sont des opportunités pour une meilleure gestion de l’eau.

Cette publication a pour vocation d’inspirer et de mobiliser toutes les entreprises concernées par la préservation de cette ressource vitale qu’est l’eau.

L’environnement dans le dialogue avec les consommateurs – décembre 2017

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L’environnement
dans le dialogue avec les consommateurs

Disponible en anglais

« La communication des entreprises joue un rôle clé. Les entreprises, par leurs messages publicitaires ou leur usage des réseaux sociaux, contribuent largement à la construction des représentations, voire de normes sociales qui orientent nos choix de consommation. Elles auront donc une grande part de responsabilité dans la transformation des modes de vie et de consommation nécessaires à la neutralité carbone comme à la protection de la biodiversité. »
Jean-Dominique Senard,
Président d’EpE, Président du Groupe Michelin

Un défi de taille, que les membres d’EpE ont commencé à relever en intégrant l’environnement à leur communication avec les consommateurs. Mais pour une entreprise, communiquer sur l’environnement vers ses clients est souvent difficile voire risqué ; de quoi parler, comment en parler ? L’objet de la présente brochure, fondée sur les expériences des membres d’EpE, est d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Pourquoi communiquer sur l’environnement ?
Le grand public aujourd’hui est sensibilisé aux questions d’environnement. 71,5% des consommateurs souhaitent consommer mieux (étude GreenFlex 2017), de nouveaux profils apparaissant en fonction de certains critères socio-économiques. Cette diversité pousse les entreprises à identifier différents types de consomma¬teurs selon leur sensibilité environnementale, afin de pouvoir adapter et personnaliser leur communication en fonction des populations. Havas et BETC ont par exemple identifié les «prosumers » qui sont une cible privilégiée des entreprises soucieuses d’environnement et dési¬reuses de transformer positivement la société (p. 11).

Communiquer sur l’environnement est aussi pour l’entreprise une façon de réduire certains risques de réputation.

Communiquer sur l’environnement peut également aider l’entreprise à créer de nouveaux marchés mais attention l’exercice est complexe : trop précoce ou trop tardive, la communication peut rater son objectif ; trop ambitieuse, elle peut être l’objet de critiques.
Club Med par exemple a opté pour une stratégie de communication visant à « faire avant de dire » et communique ainsi exclusivement sur ce qui a été mis en place afin d’apporter la preuve de son engagement. La direction Développement durable du Club Med a ainsi développé le programme « Globe Members ». (p. 15)

Comment parler d’environnement ?
Une première voie pour en parler est de simplement proposer une transparence sur les caractéristiques environnementales de l’offre existante.
Une seconde voie plus ambitieuse est de mettre en avant des informations sur l’impact environnemental d’un produit ou d’un service pour en faire un avantage concurrentiel auprès des consommateurs responsables.
Une troisième voie est enfin de modifier l’offre pour la rendre plus favorable à l’environnement, et de communiquer sur ce changement en espérant en faire un avantage compétitif.

Dans tous les cas, faire évoluer l’offre et communiquer sur l’environnement supposent l’implication active de nombreux services de l’entreprise et d’avoir intégré l’environnement dans sa stratégie et dans sa gouvernance.

Pour qu’une stratégie de communication soit efficace, il convient de définir un message unique et clair, valable sur le long terme, qui stimule chez le consommateur les trois étapes habituelles du processus de communication : analyse, réflexion, action.

Le contenu de la communication sera différent en fonction de l’enjeu environnemental et de la maturité de l’opinion publique sur le sujet. Les risques associés sont également spécifiques à chaque domaine.

Enfin le dialogue avec les parties prenantes : consommateurs, ONG, communauté scientifique pour parler des aspects de la communication aide à rétablir la confiance et à identifier les besoins et les attentes des consommateurs et de différents publics.

Les outils et supports de communication
Ils sont nombreux et il est essentiel de bien savoir les choisir et les utiliser. Cette dernière partie montre les enjeux spécifiques à chacun des outils lorsque l’entreprise souhaite y intégrer l’environnement.

Un des premiers outils est l’affichage environnemental qui comprend les labels et certifications ainsi que l’affichage des impacts. Primagaz l’a bien intégré puisque dès 2018, Primagaz sera le premier opérateur du marché à proposer un BioGPL d’origine 100% renouvelable, certifié ISCC et dont le facteur d’émission CO2 est enregistré sur la Base Carbone®.

L’humour peut-être un puissant levier. EDF l’a compris et a lancé la série des mini-films avec Éric Judor, qui ironise sur les inconscients ou climato-sceptiques. (p. 37)

Les nudges, « coups de pouce », sont une technique de sensibilisation et de diffusion des comportements, qui peut être appliquée au développement durable, en particulier les nudges de seconde génération. L’encadré page 39 présente diverses techniques de nudges.

Le site internet, les factures, les campagnes publicitaires et bien sûr la digitalisation sont tout autant d’outils indispensables.

Environnement et Santé : Dialoguer avec les parties prenantes

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Disponible en anglais

Cette nouvelle publication d’EpE est issue des travaux de la commission Santé-Environnement depuis 2013. Elle recueille l’expérience et les bonnes pratiques des membres d’EpE en matière de dialogue avec les parties prenantes sur l’environnement et la santé. Ponctuée de regards d’experts sur l’importance du dialogue sur des sujets tels que les risques émergents, les nuisances ou encore la prévention des risques industriels, cette publication a pour vocation d’encourager l’ensemble des entreprises à plus d’ouverture et de transparence.

Le dialogue avec les parties prenantes va bien au-delà des relations avec les riverains ou associations de défense de l’environnement. Les entreprises ont de nombreuses parties prenantes, chaque catégorie a son approche des sujets, ses enjeux et ses besoins dans le dialogue avec l’entreprise. Comment concilier l’exigence de cohérence des messages de l’entreprise et le besoin de s’adapter à chacun de ces interlocuteurs ? Cette question, et bien d’autres qui se posent à l’entreprise dans ses relations avec les autres, sont abordées dans la publication.

La publication « Environnement & Santé – Dialoguer avec les parties prenantes » est divisée en 3 chapitres. Chacun est illustré par des cas concrets issus des pratiques des membres d’EpE.

Mesurer et piloter l’eau – avril 2015

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« Mesurer et piloter l’eau »,
un guide pour aider les entreprises à mieux évaluer leur empreinte eau

Disponible en anglais

 

La nouvelle publication d’EpE, « Mesurer et Piloter l’Eau », illustrée d’une quarantaine de cas concrets des membres d’EpE, est destinée aux entreprises qui souhaitent améliorer leur gestion de l’eau, et ont donc besoin d’outils appropriés et de retours d’expérience.
Ce guide est issu des réflexions du groupe de travail sur la mesure de l’empreinte eau entre 2012 et 2015.

 

 

 

 

Les enjeux de l’eau pour l’entreprise
L’eau, c’est la vie, pour l’entreprise comme pour les êtres vivants. Ses multiples usages font peser sur la ressource une pression croissante. À l’origine d’une partie de ces pressions, les entreprises dépendent de la ressource hydrique pour le fonctionnement de leurs activités. Cette dépendance les contraint à identifier, cartographier et anticiper les risques liés à la pénurie et la pollution de l’eau, et à prêter attention à l’interaction qu’elles ont par ce vecteur avec leur environnement : leur empreinte eau.

La mesure de l’empreinte eau en entreprise
Une fois les risques identifiés et hiérarchisés, l’empreinte eau proprement dite peut être évaluée à l’aide d’indicateurs sur les volumes utilisés dans l’activité de l’entreprise, et les impacts induits sur la qualité de l’eau. Il faut alors poser les bonnes questions sur le périmètre à adopter : que mesure-t-on ? faut-il adopter une approche sectorielle ou prendre en compte l’ensemble du cycle de vie du produit ? Enfin, parmi les outils existants, quel indicateur utiliser ? Comme pour tout type de reporting, un bon indicateur doit être crédible et reconnu, reproductible dans l’espace et dans le temps, fondé scientifiquement.

Plan d’action et suivi
La mesure de l’empreinte eau permet à l’entreprise d’avoir une vision claire de sa gestion de l’eau pour mettre en œuvre des actions adaptées. Le reporting donne la possibilité d’élaborer des objectifs chiffrés, liés à des plans d’action pour les atteindre. Les sites appliquent et adaptent ensuite ces lignes directrices à l’échelle locale. L’efficacité des actions mises en œuvre à l’échelle des sites permet ensuite de faire un bilan et de réajuster si nécessaire les objectifs, dans une démarche de progrès continu. Tout au long du processus, les parties prenantes sont impliquées pour s’assurer que le travail se poursuit dans la bonne direction.

Questions émergentes
L’interdépendance de la gestion de l’eau avec d’autres problématiques environnementales confronte les entreprises à de nouveaux défis, qui remettent partiellement en cause les méthodes d’évaluation, ou en tout cas font peser sur elles une incertitude.
La nécessité d’anticipation des risques apparaît d’autant plus évidente pour les entreprises lorsqu’il s’agit d’adapter leur gestion de l’eau aux changements induits par l’évolution globale du climat, aux nouveaux enjeux de santé publique soulevés par les micropolluants.

 

Par ailleurs, la publication a été présentée au Cercle français de l’eau, le compte-rendu de cette présentation est disponible ci-dessous

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L’entreprise et l’eau : vers une gestion responsable – Étude Deloitte EpE – 2012

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Avec un déséquilibre de 40% entre l’offre et la demande mondiale en eau douce d’ici 2030 (Source : CERES, 2011), sa disponibilité sera, selon la Banque Mondiale, l’un des facteurs limitant le développement économique durant les prochaines décennies. La perspective de conflits d’usages entre les différentes parties prenantes amène aujourd’hui les entreprises à intégrer la gestion de cette ressource et des risques associés – physiques, juridiques et de réputation – comme un élément de leur stratégie et un facteur de compétitivité à part entière.

Dans ce cadre, le cabinet Deloitte et EpE ont mené conjointement l’étude « L’entreprise et l’eau : vers une gestion responsable ». Révélant les stratégies des entreprises, tous secteurs d’activités confondus en matière d’actions liées à sa préservation et de gestion des risques liés à ses usages, cette étude a permis la formulation de recommandations dédiées aux entreprises qui souhaitent s’engager dans cette voie.

La surveillance biologique des expositions aux substances chimiques – 2010

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Depuis une vingtaine d’années, la surveillance biologique des expositions (SBE) à des substances chimiques (métaux, solvants, pesticides,…) présentes dans l’environnement de travail est reconnue en France comme l’une des méthodes de gestion du risque chimique, complémentaire, notamment, des mesures de protection collectives et individuelles préconisées par l’entreprise. Cette SBE peut être définie comme « l’identification et la mesure des substances de l’environnement de travail, de leurs métabolites ou des effets biologiques précoces qu’elles induisent, dans les tissus, les excreta, les sécrétions ou l’air expiré des personnels exposés, pour évaluer l’exposition et les risques pour la santé, en comparant les valeurs mesurées à des références appropriées « . Elle relève toujours d’une approche médicale.

Parallèlement s’est développée une surveillance biologique de l’environnement définie, en 2002, par Garrec et Van Haluwyn, comme suit : « L’utilisation des réponses à tous les niveaux d’organisation biologique (moléculaire, biochimique, cellulaire, physiologique, tissulaire, morphologique et écologique) d’un organisme ou d’un ensemble d’organismes pour prévoir et / ou révéler une altération de l’environnement et pour en suivre l’évolution ».

Il a semblé intéressant aux entreprises membres d’EpE, et participant à sa Commission Environnement et Santé, de partager leurs expériences et leurs pratiques de ces sujets encore novateurs et de publier un document traitant de ces deux approches en y incluant la SBE des riverains des sites industriels.

Ainsi, cette brochure est issue des échanges qui ont eu lieu entre 2007 et 2009 ; les travaux ont fait appel aux compétences des membres mais aussi à des expertises externes. Le document final a pour vocation de faire partager les meilleures pratiques des membres en matière de SBE, qu’elles concernent la SBE professionnelle ou qu’elles s’appliquent aux riverains ou à l’environnement. Si les thématiques relèvent en effet de champs différents, notamment dans le domaine réglementaire, le groupe de travail a estimé que les démarches volontaires dans ces domaines relèvent d’une même conception de la précaution dans l’entreprise et peuvent être enrichies par ce rapprochement.

L’eau à l’horizon 2025 – 2008

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L’eau, source sine qua non de la vie, « or bleu », partie intégrante du quotidien, base de l’alimentation, du développement économique, mais aussi vecteur de pathologies, de décès prématurés, parfois source de conflits…

Les images s’enchaînent facilement lorsqu’on parle de la ressource en eau ; les évoquer permet de ne pas oublier combien nos modes de vie comme nos activités économiques sont dépendants de cette simple molécule H2O, dont la disponibilité en quantité et en qualité est insuffisante dans certaines parties du monde et se fragilise globalement au fur et à mesure que s’accentuent les pressions anthropiques de toutes sortes sur le cycle de l’eau.

Comment gérer, préserver et partager au mieux la ressource ? Comment s’adapter dans un monde dont plus du tiers de la population vivra probablement, à la moitié de ce siècle, en deçà du seuil de stress hydrique ?

EpE est une association de grandes entreprises engagées pour l’environnement, dans leur stratégie et leur gestion courante.A travers la Commission « Roadmap Environnementale » de l’association, ces entreprises essaient d’anticiper les changements dans les vingt prochaines années, ruptures technologiques, nouveaux modèles économiques, qui vont modeler l’environnement de la prochaine génération. L’eau est un des thèmes essentiels de cet exercice ; à la fois parce que les entreprises sont des acteurs importants, utilisateurs, fournisseurs, épurateurs ; également parce qu’elles sont elles aussi dépendantes pour leur activité de la ressource en eau. Elles veulent ainsi réaffirmer leur engagement pour le développement durable, ainsi qu’à être partie des solutions aux évolutions à venir.

Cette prospective sur l’eau à l’horizon 2025, fruit de leur réflexion et de leurs pratiques, témoigne que les entreprises ont conscience de ces enjeux et fournira, nous l’espérons, quelques repères utiles.

Jean-Yves GILET, Président d’EpE

Connaissance de l’état de santé du personnel : Que faire ? Comment ? Jusqu’où aller ? – 2007

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Hygiène, sécurité, détection et prévention des risques, gestion des expositions, des postures : la très grande majorité des entreprise mène depuis longtemps des actions en vue de protéger la santé de leur personnel.

Une entreprise a en effet la responsabilité de gérer, avec l’aide de partenaires internes et externes, les risques sanitaires que son activité peut faire peser sur son personnel. Cela implique d’identifier ces risques, de les évaluer, de mettre en place les actions de réduction appropriées, de mesurer les résultats ; ceci dans une démarche itérative.

Pour assumer cette responsabilité, la connaissance de la santé du personnel est précieuse si elle est assez détaillée et approfondie : elle permet de repérer des pathologies et des risques faibles, avant que leurs conséquences ne soient trop aiguës. Or cette connaissance est souvent partielle ou tardive.

L’objet de ce document est donc de présenter avec quels objectifs, et de quelle manière, une entreprise peut se mettre en capacité de connaître et suivre en profondeur l’état de santé des hommes et femmes qu’elle emploie. Cette connaissance est le premier pas d’une démarche complète, mais sa qualité conditionne la pertinence des actions jugées prioritaires dans un plan de prévention et précaution.

Charte de l’expertise privée – 2007

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Disponible en anglais

Pourquoi une « Charte de l’expertise privée » ?

Incitées par leur responsabilité sociétale et encadrées par la réglementation, les entreprises ont acquis et continuent d’acquérir des connaissances scientifiques importantes sur les impacts environnementaux et sanitaires de leurs sites d’activité ou des produits et services qu’elles offrent à leurs clients. En demandant aux producteurs de prouver eux-mêmes l’innocuité de leurs produits, le règlement Reach va d’ailleurs conduire les acteurs privés à se doter de capacités d’études encore accrues.

Mais les crises du passé ont durablement frappé d’opprobre la voix de l’expert privé, accusé a priori d’être partial en raison des liens d’intérêt économique qu’il entretient avec l’objet de son expertise.

La société se prive pourtant de réelles compétences en écartant ces experts. Une voie de progrès ne serait-elle pas de pondérer la recherche de l’expertise indépendante par celle de l’expertise plurielle et de la transparence du contexte et des méthodes d’expertise?

Dans cet objectif, les membres d’EpE proposent une « Charte de l’expertise privée » ; elle cherche à guider, par une approche volontaire, la production d’expertise financée par les entreprises engagées.

Cette charte agrège des principes et des règles de déontologie, de rigueur scientifique et de transparence ; elle est une tentative pour redonner de la crédibilité à la voix de l’expert privé et lui permettre de contribuer positivement à la connaissance scientifique, c’est-à-dire à l’expertise collective au service de toutes et de tous.

Organiser la contribution de l’entreprise à la santé publique – 2005

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La recrudescence et la forte médiatisation des crises sanitaires environnementales ont soulevé, dans l’opinion, des inquiétudes quant à certaines activités industrielles : riverains des sites, consommateurs, utilisateurs des produits, etc. se sont organisés pour interpeller les entreprises de certains secteurs sur l’exposition aux risques sanitaires. De leur côté, les autorités publiques ont répondu à ces crises par une densification de la réglementation et des contrôles sanitaires, afin d’anticiper et prévenir la concrétisation des risques. Aussi, les membres d’EpE ont souhaité explorer la façon dont les entreprises pourraient s’organiser, en interne, pour mettre en place les démarches et les structures visant à traiter ces problématiques sanitaires externes et gérer ces attentes.

Cette « fonction sanitaire externe », tournée vers l’extérieur de l’entreprise, est donc l’objet du présent rapport : quelles sont ses missions ? Comment la structurer ? Quelles seraient les étapes de la démarche sanitaire qu’elle doit mener ? Quels en sont les facteurs clés de succès ?
L’objectif recherché est un état des lieux pondéré des différentes pratiques existantes ou possibles en matière d’organisation de la fonction sanitaire « externe » ; il n’est pas d’ériger un modèle unique d’organisation, ce qui n’aurait aucun sens au regard de la diversité des problématiques et des configurations des entreprises. Il est à noter que la santé au travail ne fait pas partie du périmètre de ce rapport, même si des liens forts existent évidemment entre ce thème, tourné vers l’intérieur de l’entreprise, et la fonction sanitaire externe. La démarche adoptée par le groupe de travail a été une déclinaison de celle d’un autre groupe de travail consacré chez EpE à l’organisation du Développement durable en général. Le présent rapport porte donc successivement sur :
Le dialogue entre l’entreprise et ses parties prenantes dans le champ sanitaire,
Le diagnostic sanitaire et la politique sanitaire de l’entreprise,
Le déploiement et l’animation de la politique sanitaire en entreprise,
La structure et l’organisation de la fonction sanitaire centrale.

EpE remercie vivement les différents contributeurs et participants au groupe de travail ; et notamment les personnes qui sont intervenues pour faire bénéficier le groupe de l’expérience de leur entreprise en matière de gestion sanitaire : PECHINEY, PROCTER & GAMBLE, SFR et TOTAL.