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Les indicateurs de l’économie circulaire pour les entreprises – Octobre 2018

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PUBLICATION EpE – INEC
LES INDICATEURS DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE POUR LES ENTREPRISES

Disponible en anglais

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, la consommation globale de ressources pourrait plus que doubler entre 2015 et 2050, mettant sous très forte pression les capacités planétaires. L’économie circulaire pourrait être une des réponses à l’épuisement des ressources et aux pressions sur l’environnement – pollution, destruction de la biodiversité.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à explorer de nouveaux modèles d’affaires intégrant les principes de l’économie circulaire. Or, pour piloter leurs démarches et leurs stratégies, elles ont un besoin croissant d’indicateurs pour mesurer leur degré de circularité et ses effets sur l’environnement. Pour les orienter, les membres d’Entreprises pour l’Environnement (EpE) et de l’Institut National de l’Economie Circulaire (INEC) ont réalisé cette publication commune.

La première partie décrit les raisons qui incitent les entreprises à s’engager dans la mesure de leur circularité et répond aux questions : comment, pour qui et pourquoi mesurer ? La seconde partie décrit les outils disponibles et leurs limites pour une démarche d’entreprise. La troisième partie est une analyse des indicateurs utilisés par les entreprises membres d’EpE et de l’INEC. A partir de ces éléments, une quatrième partie propose des recommandations simples aux entreprises pour définir leurs indicateurs d’économie circulaire.
La publication est enrichie de 22 témoignages et bonnes pratiques mises en place par les entreprises.

Les entreprises et l’économie circulaire

Pour les entreprises, l’économie circulaire contribue, d’une part, à la réduction de certains risques le long de la chaîne de valeur pouvant impacter le fonctionnement et l’image de l’entreprise, qu’ils soient environnementaux, de disponibilité des ressources ou réglementaires. D’autre part, elle peut être un vecteur de création de valeur via la différenciation et l’innovation.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans des démarches d’économie circulaire et ont un besoin croissant d’indicateurs afin d’en mesurer les effets.

Les outils de mesure aujourd’hui

À l’heure actuelle, il n’existe pas « de méthode reconnue pour mesurer l’efficience d’un pays ou d’une entreprise dans la transition vers l’économie circulaire, et non plus d’outils holistiques de suivi pour appuyer un tel processus ». (European Environmental Agency, 2016).

Les travaux des organisations et chercheurs qui se sont attelés à la question des indicateurs de l’économie circulaire concernent principalement les produits et le niveau territorial ; peu concernent directement l’échelle de l’entreprise. (Cf. p.36 : synthèse des outils existants)

Les approches centrées sur les produits par exemple sont utiles pour améliorer et communiquer sur un produit ou une gamme de produits. Cependant ces indicateurs ne prennent pas toujours en compte l’ensemble des impacts de l’entreprise (approvisionnement et fonctionnement des bureaux par exemple), ni l’usage de ses produits (mutualisation ou autre) et ne mesurent pas sa contribution à un progrès global vers une économie circulaire.

Analyse des indicateurs utilisés par les entreprises

Pour réaliser cette analyse, un recensement effectué par EpE et l’INEC sur une quarantaine de rapports de développement durable de membres issus des différents secteurs de l’économie a permis l’identification de plus de 160 indicateurs. Les principaux enseignements de cette analyse sont les suivants :

  • Les entreprises utilisent déjà une grande variété d’indicateurs, en fonction de leur stratégie et des pratiques déjà existantes, du secteur d’activité, du domaine d’action, des ressources considérées, des objectifs environnementaux poursuivis.
  • Les indicateurs recensés portent principalement sur des informations liées aux déchets (60%) et, dans une moindre mesure, des informations liées aux produits et à leur usage (écoconception, durée d’usage, part de marché).
  • Les indicateurs opérationnels sont plus fréquents que les indicateurs économiques.
  • Les indicateurs d’impact environnemental permettent de mesurer les conséquences des mesures prises.

Recommandations aux entreprises pour construire leurs indicateurs

Plutôt qu’un cadre complet, EpE et l’INEC proposent ici une démarche permettant à chaque entreprise d’identifier un ensemble d’indicateurs pertinents pour elle qui consiste à :

  • identifier les enjeux matériels à l’entreprise en considérant son activité, les différentes ressources mobilisées et les différentes étapes, actuelles ou potentielles, du cycle de vie de ses produits et services ;
  • s’assurer que les indicateurs sont en adéquation avec la stratégie de l’entreprise et les faire évoluer progressivement ;
  • privilégier un ensemble d’indicateurs pour représenter les dimensions pertinentes de l’économie circulaire et identifier les éventuels effets rebonds qui réduisent l’effet positif de la circularité ;
  • durant l’élaboration des indicateurs, stimuler l’engagement des collaborateurs, impliquer les parties prenantes et veiller à leur bonne intégration dans les processus opérationnels.

ABC d’Eau – avril 2018

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ABC d’Eau : le premier abécédaire sur l‘eau lancé par EpE

Disponible en anglais

L’ABC d’Eau rassemble une cinquantaine d’actions concrètes et pragmatiques des entreprises membres d’EpE pour une gestion durable de l’eau. Cette nouvelle publication illustre les bonnes pratiques sous forme de fiches actions, organisées par thème. Ainsi, le lecteur peut glaner les informations selon ses besoins et ses sujets de prédilection.

Le lecteur trouvera au fil de sa lecture :

  • Comment obtenir des économies sur la consommation et une meilleure efficacité dans l’utilisation pour plusieurs usages parallèles ou successifs.
    Voir les entrées : Eaux usées, Économies, Fuites, Recyclage, Réutilisation
  • Comment les entreprises utilisent les avancées scientifiques et techniques pour améliorer la gestion de l’eau.
    Voir les entrées : Data, Énergie, Phytosanitaires, Risque
  • Divers exemples qui illustrent le management de la ressource en interne.
    Voir les entrées : Coût réel de l’eau, Management, Salariés, Stratégie
  • Quelques approches sectorielles y sont également développées.
    Voir les entrées : Assurance, Micropolluants, Phytosanitaires, Plastiques
  • Enfin de nombreuses initiatives collectives favorisent un partage des outils et des méthodes.
    Voir les entrées : Évaluation, Gouvernance
  • Les conditions pour une bonne gestion de l’eau sont complexes. Pour tenir compte du périmètre local, l’entreprise intègre des facteurs externes locaux qui varient selon le niveau de stress hydrique, la qualité de la gouvernance et les besoins de la population. Le dialogue avec les parties prenantes externes et un nouveau mode de gouvernance sont des opportunités pour une meilleure gestion de l’eau.

Cette publication a pour vocation d’inspirer et de mobiliser toutes les entreprises concernées par la préservation de cette ressource vitale qu’est l’eau.

Mesurer et piloter l’eau – avril 2015

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« Mesurer et piloter l’eau »,
un guide pour aider les entreprises à mieux évaluer leur empreinte eau

Disponible en anglais

 

La nouvelle publication d’EpE, « Mesurer et Piloter l’Eau », illustrée d’une quarantaine de cas concrets des membres d’EpE, est destinée aux entreprises qui souhaitent améliorer leur gestion de l’eau, et ont donc besoin d’outils appropriés et de retours d’expérience.
Ce guide est issu des réflexions du groupe de travail sur la mesure de l’empreinte eau entre 2012 et 2015.

 

 

 

 

Les enjeux de l’eau pour l’entreprise
L’eau, c’est la vie, pour l’entreprise comme pour les êtres vivants. Ses multiples usages font peser sur la ressource une pression croissante. À l’origine d’une partie de ces pressions, les entreprises dépendent de la ressource hydrique pour le fonctionnement de leurs activités. Cette dépendance les contraint à identifier, cartographier et anticiper les risques liés à la pénurie et la pollution de l’eau, et à prêter attention à l’interaction qu’elles ont par ce vecteur avec leur environnement : leur empreinte eau.

La mesure de l’empreinte eau en entreprise
Une fois les risques identifiés et hiérarchisés, l’empreinte eau proprement dite peut être évaluée à l’aide d’indicateurs sur les volumes utilisés dans l’activité de l’entreprise, et les impacts induits sur la qualité de l’eau. Il faut alors poser les bonnes questions sur le périmètre à adopter : que mesure-t-on ? faut-il adopter une approche sectorielle ou prendre en compte l’ensemble du cycle de vie du produit ? Enfin, parmi les outils existants, quel indicateur utiliser ? Comme pour tout type de reporting, un bon indicateur doit être crédible et reconnu, reproductible dans l’espace et dans le temps, fondé scientifiquement.

Plan d’action et suivi
La mesure de l’empreinte eau permet à l’entreprise d’avoir une vision claire de sa gestion de l’eau pour mettre en œuvre des actions adaptées. Le reporting donne la possibilité d’élaborer des objectifs chiffrés, liés à des plans d’action pour les atteindre. Les sites appliquent et adaptent ensuite ces lignes directrices à l’échelle locale. L’efficacité des actions mises en œuvre à l’échelle des sites permet ensuite de faire un bilan et de réajuster si nécessaire les objectifs, dans une démarche de progrès continu. Tout au long du processus, les parties prenantes sont impliquées pour s’assurer que le travail se poursuit dans la bonne direction.

Questions émergentes
L’interdépendance de la gestion de l’eau avec d’autres problématiques environnementales confronte les entreprises à de nouveaux défis, qui remettent partiellement en cause les méthodes d’évaluation, ou en tout cas font peser sur elles une incertitude.
La nécessité d’anticipation des risques apparaît d’autant plus évidente pour les entreprises lorsqu’il s’agit d’adapter leur gestion de l’eau aux changements induits par l’évolution globale du climat, aux nouveaux enjeux de santé publique soulevés par les micropolluants.

 

Par ailleurs, la publication a été présentée au Cercle français de l’eau, le compte-rendu de cette présentation est disponible ci-dessous

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L’entreprise et l’eau : vers une gestion responsable – Étude Deloitte EpE – 2012

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Avec un déséquilibre de 40% entre l’offre et la demande mondiale en eau douce d’ici 2030 (Source : CERES, 2011), sa disponibilité sera, selon la Banque Mondiale, l’un des facteurs limitant le développement économique durant les prochaines décennies. La perspective de conflits d’usages entre les différentes parties prenantes amène aujourd’hui les entreprises à intégrer la gestion de cette ressource et des risques associés – physiques, juridiques et de réputation – comme un élément de leur stratégie et un facteur de compétitivité à part entière.

Dans ce cadre, le cabinet Deloitte et EpE ont mené conjointement l’étude « L’entreprise et l’eau : vers une gestion responsable ». Révélant les stratégies des entreprises, tous secteurs d’activités confondus en matière d’actions liées à sa préservation et de gestion des risques liés à ses usages, cette étude a permis la formulation de recommandations dédiées aux entreprises qui souhaitent s’engager dans cette voie.

L’eau à l’horizon 2025 – 2008

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L’eau, source sine qua non de la vie, « or bleu », partie intégrante du quotidien, base de l’alimentation, du développement économique, mais aussi vecteur de pathologies, de décès prématurés, parfois source de conflits…

Les images s’enchaînent facilement lorsqu’on parle de la ressource en eau ; les évoquer permet de ne pas oublier combien nos modes de vie comme nos activités économiques sont dépendants de cette simple molécule H2O, dont la disponibilité en quantité et en qualité est insuffisante dans certaines parties du monde et se fragilise globalement au fur et à mesure que s’accentuent les pressions anthropiques de toutes sortes sur le cycle de l’eau.

Comment gérer, préserver et partager au mieux la ressource ? Comment s’adapter dans un monde dont plus du tiers de la population vivra probablement, à la moitié de ce siècle, en deçà du seuil de stress hydrique ?

EpE est une association de grandes entreprises engagées pour l’environnement, dans leur stratégie et leur gestion courante.A travers la Commission « Roadmap Environnementale » de l’association, ces entreprises essaient d’anticiper les changements dans les vingt prochaines années, ruptures technologiques, nouveaux modèles économiques, qui vont modeler l’environnement de la prochaine génération. L’eau est un des thèmes essentiels de cet exercice ; à la fois parce que les entreprises sont des acteurs importants, utilisateurs, fournisseurs, épurateurs ; également parce qu’elles sont elles aussi dépendantes pour leur activité de la ressource en eau. Elles veulent ainsi réaffirmer leur engagement pour le développement durable, ainsi qu’à être partie des solutions aux évolutions à venir.

Cette prospective sur l’eau à l’horizon 2025, fruit de leur réflexion et de leurs pratiques, témoigne que les entreprises ont conscience de ces enjeux et fournira, nous l’espérons, quelques repères utiles.

Jean-Yves GILET, Président d’EpE