PUBLICATIONS & RAPPORTS

WBCSD – UN Environment – Good Life Goals – Traduction de la version anglaise – 2019

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Simple, positif et inspirant dans sa conception, les Good Life Goals permettent à chacun de jouer un rôle pour la construction d’un futur meilleur ; en suggérant des actions individuelles que chaque personne peut entreprendre pour contribuer aux Objectifs de Développement Durable (ODD). Pour chacun des 17 ODD, les Good Life Goals proposent cinq actions qui touchent aux modes de vie.

Les traductions ont été réalisées à temps pour la 4eme Assemblée UN Environnement, à Nairobi, au Kenya où les Good Life Goals seront présentées. WBCSD et UN Environnement ont été accompagné par leur réseau de partenaires au Brésil (CEBDS), en Colombie (CECODES) et en France (Entreprises pour l’Environnement EpE).

Les Good Life Goals apportent aux entreprises une toute nouvelle manière d’appréhender les ODD, en les reliant aux actions, aux activités et aux modes de vie de leurs clients. Cette compréhension peut aider les marques à s’impliquer plus efficacement auprès de leurs clients, de leur usage des produits et des services afin de générer un effet positif sur les ODD.

Les Good Life Goals peuvent être exploités pour orienter le développement de nouveaux produits et services encourageant des modes de vie plus durables. Ils aident les entreprises à comprendre comment leurs produits et services impactent les modes de vie des gens et à identifier les opportunités d’innovation. Les entreprises peuvent utiliser les Good Life Goals pour déterminer comment rendre leur offre de produits et services mieux en phase avec les ODD.

Les Good Life Goals sont également pour les entreprises un outil simple leur permettant d’impliquer leurs collaborateurs dans un large panel d’activités internes, promouvant une sensibilisation accrue des ODD et une culture d’entreprise en cohérence avec l’Agenda 2030 des Nations Unies.

Julian Hill-Landolt, Directeur des Modes de vie Durables à WBCSD, explique: « Les entreprises adaptent leurs stratégies en fonction des ODD, mais cela n’est pas toujours évident d’impliquer les collaborateurs et les clients dans cette transformation. Les Good Life Goals peuvent aider les entreprises à comprendre comment leurs produits et services sont liés aux 17 ODD, et en retour leur permettre d’engager, d’impliquer et d’inspirer leurs communautés à des modes de vie plus durables. Ces traductions nous permettent de débuter une discussion avec plus de 3,5 milliards de personnes, dans leur propre langue, pour des actions individuelles afin de contribuer à la réalisation des ODD. »

Marina Grossi, Présidente de CEBDS au Brésil, note : « Nous avons vu au travers des Good Life Goals une excellente opportunité pour créer et développer une prise de conscience des ODD auprès du public, et particulièrement du rôle que chacun peut jouer pour mettre en œuvre ces buts dans leur vie courante. Nous avons développé une campagne sur les réseaux sociaux, nommée « la vie que nous voulons », qui est une invitation pour nos abonnés à nous envoyer des photos de leur façon d’appliquer les ODD dans leur vie sur une durée de 17 semaines. Je suis certaine que cette campagne peut faire réfléchir les gens sur leur façon d’agir pour un monde meilleur. »

Selon Jaime Moncada Bernal, Directeur du Capital Naturel au CECODES en Colombie : « Les Good Life Goals permettent aux entreprises de communiquer vis-à-vis des ODD avec leurs principales parties prenantes d’une façon simple et facile à comprendre. Cela aide aussi les entreprises à impliquer leurs employés et leurs parties prenantes, stimulant les projets de soutien aux ODD. »

Claire Tutenuit, Déléguée Générale d’EpE, Entreprises pour l’Environnement, analyse : « Notre travail actuel sur la neutralité carbone confirme l’importance du changement d’échelle du comportement du consommateur. Les Good Life Goals iront sans aucun doute faciliter la compréhension des changements nécessaires. Nous avons été heureux de participer à leur traduction en français. »

Les Good Life Goals, initiées en septembre 2018, ont été créées par une organisation multipartite entre Durables et l’Education et Futerra, soutenue par les gouvernements japonais et suédois représentés par le SEI (Stockholm Environment Institute) et l’IGES (Institute for Global Environmental Strategies), ainsi que l’UNESCO, l’ONU Environnement et le WBCSD.

Les traductions des Good Life Goals en 6 langues ; Allemand, Chinois, Espagnol, Français, Japonais et Portugais Brésilien sont disponibles sur WBCSD’s SDGhub, incluant une présentation des Good Life Goals (résumant les travaux et les points clé à retenir), un kit de communication média et réseaux sociaux, une courte vidéo inspirante sur le pouvoir des actions collectives, une animation mettant en scène les 17 émojis Good Life Goals et les 17 émojis individuels animés, et des fichiers imprimables (cartes postales).

Vous trouverez téléchargeables ci-dessous (en français):

  • Une courte présentation des Good Life Goals
  • La description des 17 Good Life Goals
  • Le manuel explicitant en détail, l’origine des Good Life Goals, leur fonctionnement, leur contenu et les cas d’utilisation.

ZEN 2050 – Imaginer et construire une France neutre en carbone – Mai 2019

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ZEN 2050 – Imaginer et construire une France neutre en carbone

Disponible en anglais

L’étude ZEN 2050 est une exploration, par un groupe d’entreprises de tous les secteurs, de la faisabilité de la neutralité carbone de la France en 2050, au sens de l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre du territoire français métropolitain et les absorptions par ses puits de carbone.

Elle identifie un certain nombre de conditions de succès de cette transition, et se conclut par des propositions d’actions à engager à court terme pour que cette transformation reste économiquement et socialement faisable.

Quelle méthode ? La méthodologie de l’étude a consisté, après une revue des études existantes, à faire converger deux chantiers parallèles :

  • La définition d’une image de la neutralité carbone en 2050 : quel pourrait être le puits de carbone ? Quelle pourrait être la répartition possible entre les secteurs d’activité des émissions réduites à ce niveau ?
  • Une réflexion sociologique sur les évolutions des modes de vie possibles d’ici 2050, respectant la diversité des Français et cohérentes avec cette image.

Puis le travail s’est porté sur les trajectoires d’évolution vers cette situation d’arrivée et sur les principales implications en termes d’emploi et d’investissement.

Enfin, la dernière étape de l’étude a été consacrée à l’analyse des conditions de succès et à la formulation de recommandations sur des actions à prendre à court terme, pour que des trajectoires compatibles avec l’objectif 2050 restent possibles.

Les indicateurs de l’économie circulaire pour les entreprises – Octobre 2018

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LES INDICATEURS DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE POUR LES ENTREPRISES

Disponible en anglais

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, la consommation globale de ressources pourrait plus que doubler entre 2015 et 2050, mettant sous très forte pression les capacités planétaires. L’économie circulaire pourrait être une des réponses à l’épuisement des ressources et aux pressions sur l’environnement – pollution, destruction de la biodiversité.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à explorer de nouveaux modèles d’affaires intégrant les principes de l’économie circulaire. Or, pour piloter leurs démarches et leurs stratégies, elles ont un besoin croissant d’indicateurs pour mesurer leur degré de circularité et ses effets sur l’environnement. Pour les orienter, les membres d’Entreprises pour l’Environnement (EpE) et de l’Institut National de l’Economie Circulaire (INEC) ont réalisé cette publication commune.

La première partie décrit les raisons qui incitent les entreprises à s’engager dans la mesure de leur circularité et répond aux questions : comment, pour qui et pourquoi mesurer ? La seconde partie décrit les outils disponibles et leurs limites pour une démarche d’entreprise. La troisième partie est une analyse des indicateurs utilisés par les entreprises membres d’EpE et de l’INEC. A partir de ces éléments, une quatrième partie propose des recommandations simples aux entreprises pour définir leurs indicateurs d’économie circulaire.
La publication est enrichie de 22 témoignages et bonnes pratiques mises en place par les entreprises.

Les entreprises et l’économie circulaire

Pour les entreprises, l’économie circulaire contribue, d’une part, à la réduction de certains risques le long de la chaîne de valeur pouvant impacter le fonctionnement et l’image de l’entreprise, qu’ils soient environnementaux, de disponibilité des ressources ou réglementaires. D’autre part, elle peut être un vecteur de création de valeur via la différenciation et l’innovation.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans des démarches d’économie circulaire et ont un besoin croissant d’indicateurs afin d’en mesurer les effets.

Les outils de mesure aujourd’hui

À l’heure actuelle, il n’existe pas « de méthode reconnue pour mesurer l’efficience d’un pays ou d’une entreprise dans la transition vers l’économie circulaire, et non plus d’outils holistiques de suivi pour appuyer un tel processus ». (European Environmental Agency, 2016).

Les travaux des organisations et chercheurs qui se sont attelés à la question des indicateurs de l’économie circulaire concernent principalement les produits et le niveau territorial ; peu concernent directement l’échelle de l’entreprise. (Cf. p.36 : synthèse des outils existants)

Les approches centrées sur les produits par exemple sont utiles pour améliorer et communiquer sur un produit ou une gamme de produits. Cependant ces indicateurs ne prennent pas toujours en compte l’ensemble des impacts de l’entreprise (approvisionnement et fonctionnement des bureaux par exemple), ni l’usage de ses produits (mutualisation ou autre) et ne mesurent pas sa contribution à un progrès global vers une économie circulaire.

Analyse des indicateurs utilisés par les entreprises

Pour réaliser cette analyse, un recensement effectué par EpE et l’INEC sur une quarantaine de rapports de développement durable de membres issus des différents secteurs de l’économie a permis l’identification de plus de 160 indicateurs. Les principaux enseignements de cette analyse sont les suivants :

  • Les entreprises utilisent déjà une grande variété d’indicateurs, en fonction de leur stratégie et des pratiques déjà existantes, du secteur d’activité, du domaine d’action, des ressources considérées, des objectifs environnementaux poursuivis.
  • Les indicateurs recensés portent principalement sur des informations liées aux déchets (60%) et, dans une moindre mesure, des informations liées aux produits et à leur usage (écoconception, durée d’usage, part de marché).
  • Les indicateurs opérationnels sont plus fréquents que les indicateurs économiques.
  • Les indicateurs d’impact environnemental permettent de mesurer les conséquences des mesures prises.

Recommandations aux entreprises pour construire leurs indicateurs

Plutôt qu’un cadre complet, EpE et l’INEC proposent ici une démarche permettant à chaque entreprise d’identifier un ensemble d’indicateurs pertinents pour elle qui consiste à :

  • identifier les enjeux matériels à l’entreprise en considérant son activité, les différentes ressources mobilisées et les différentes étapes, actuelles ou potentielles, du cycle de vie de ses produits et services ;
  • s’assurer que les indicateurs sont en adéquation avec la stratégie de l’entreprise et les faire évoluer progressivement ;
  • privilégier un ensemble d’indicateurs pour représenter les dimensions pertinentes de l’économie circulaire et identifier les éventuels effets rebonds qui réduisent l’effet positif de la circularité ;
  • durant l’élaboration des indicateurs, stimuler l’engagement des collaborateurs, impliquer les parties prenantes et veiller à leur bonne intégration dans les processus opérationnels.

act4nature – Publication des engagements – juillet 2018

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Act4nature est une initiative lancée par EpE et de nombreux partenaires ayant pour objectif de mobiliser les entreprises pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité. Aujourd’hui, scientifiques, économistes et pouvoirs publics s’accordent pour dire qu’il est urgent d’agir et par conséquent nécessaire de s’adresser aux acteurs ayant les moyens d’apporter des solutions concrètes, immédiates, comme à moyen et long terme.

Cette initiative ambitionne de créer une véritable dynamique collective internationale, grâce à l’implication de CEOs de tous les secteurs, entraînant leurs collaborateurs et plus largement le grand public.

En rejoignant act4nature, les entreprises prennent des engagements pour intégrer la biodiversité dans leurs stratégies globales de développement afin de contribuer aux objectifs fixés par la communauté internationale sur la biodiversité.

Les premières prises d’engagement ont été publiées le 10 juillet, à l’issue de l’événement de lancement d’act4nature. Prochain bilan en 2020 !

Pour consulter les engagements individuels des entreprises et la brochure des engagements publiée en juillet 2018, rendez-vous sur le site www.act4nature.com.

ABC d’Eau – avril 2018

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ABC d’Eau : le premier abécédaire sur l‘eau lancé par EpE

Disponible en anglais

L’ABC d’Eau rassemble une cinquantaine d’actions concrètes et pragmatiques des entreprises membres d’EpE pour une gestion durable de l’eau. Cette nouvelle publication illustre les bonnes pratiques sous forme de fiches actions, organisées par thème. Ainsi, le lecteur peut glaner les informations selon ses besoins et ses sujets de prédilection.

Le lecteur trouvera au fil de sa lecture :

  • Comment obtenir des économies sur la consommation et une meilleure efficacité dans l’utilisation pour plusieurs usages parallèles ou successifs.
    Voir les entrées : Eaux usées, Économies, Fuites, Recyclage, Réutilisation
  • Comment les entreprises utilisent les avancées scientifiques et techniques pour améliorer la gestion de l’eau.
    Voir les entrées : Data, Énergie, Phytosanitaires, Risque
  • Divers exemples qui illustrent le management de la ressource en interne.
    Voir les entrées : Coût réel de l’eau, Management, Salariés, Stratégie
  • Quelques approches sectorielles y sont également développées.
    Voir les entrées : Assurance, Micropolluants, Phytosanitaires, Plastiques
  • Enfin de nombreuses initiatives collectives favorisent un partage des outils et des méthodes.
    Voir les entrées : Évaluation, Gouvernance
  • Les conditions pour une bonne gestion de l’eau sont complexes. Pour tenir compte du périmètre local, l’entreprise intègre des facteurs externes locaux qui varient selon le niveau de stress hydrique, la qualité de la gouvernance et les besoins de la population. Le dialogue avec les parties prenantes externes et un nouveau mode de gouvernance sont des opportunités pour une meilleure gestion de l’eau.

Cette publication a pour vocation d’inspirer et de mobiliser toutes les entreprises concernées par la préservation de cette ressource vitale qu’est l’eau.

L’environnement dans le dialogue avec les consommateurs – décembre 2017

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L’environnement
dans le dialogue avec les consommateurs

Disponible en anglais

« La communication des entreprises joue un rôle clé. Les entreprises, par leurs messages publicitaires ou leur usage des réseaux sociaux, contribuent largement à la construction des représentations, voire de normes sociales qui orientent nos choix de consommation. Elles auront donc une grande part de responsabilité dans la transformation des modes de vie et de consommation nécessaires à la neutralité carbone comme à la protection de la biodiversité. »
Jean-Dominique Senard,
Président d’EpE, Président du Groupe Michelin

Un défi de taille, que les membres d’EpE ont commencé à relever en intégrant l’environnement à leur communication avec les consommateurs. Mais pour une entreprise, communiquer sur l’environnement vers ses clients est souvent difficile voire risqué ; de quoi parler, comment en parler ? L’objet de la présente brochure, fondée sur les expériences des membres d’EpE, est d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Pourquoi communiquer sur l’environnement ?
Le grand public aujourd’hui est sensibilisé aux questions d’environnement. 71,5% des consommateurs souhaitent consommer mieux (étude GreenFlex 2017), de nouveaux profils apparaissant en fonction de certains critères socio-économiques. Cette diversité pousse les entreprises à identifier différents types de consomma¬teurs selon leur sensibilité environnementale, afin de pouvoir adapter et personnaliser leur communication en fonction des populations. Havas et BETC ont par exemple identifié les «prosumers » qui sont une cible privilégiée des entreprises soucieuses d’environnement et dési¬reuses de transformer positivement la société (p. 11).

Communiquer sur l’environnement est aussi pour l’entreprise une façon de réduire certains risques de réputation.

Communiquer sur l’environnement peut également aider l’entreprise à créer de nouveaux marchés mais attention l’exercice est complexe : trop précoce ou trop tardive, la communication peut rater son objectif ; trop ambitieuse, elle peut être l’objet de critiques.
Club Med par exemple a opté pour une stratégie de communication visant à « faire avant de dire » et communique ainsi exclusivement sur ce qui a été mis en place afin d’apporter la preuve de son engagement. La direction Développement durable du Club Med a ainsi développé le programme « Globe Members ». (p. 15)

Comment parler d’environnement ?
Une première voie pour en parler est de simplement proposer une transparence sur les caractéristiques environnementales de l’offre existante.
Une seconde voie plus ambitieuse est de mettre en avant des informations sur l’impact environnemental d’un produit ou d’un service pour en faire un avantage concurrentiel auprès des consommateurs responsables.
Une troisième voie est enfin de modifier l’offre pour la rendre plus favorable à l’environnement, et de communiquer sur ce changement en espérant en faire un avantage compétitif.

Dans tous les cas, faire évoluer l’offre et communiquer sur l’environnement supposent l’implication active de nombreux services de l’entreprise et d’avoir intégré l’environnement dans sa stratégie et dans sa gouvernance.

Pour qu’une stratégie de communication soit efficace, il convient de définir un message unique et clair, valable sur le long terme, qui stimule chez le consommateur les trois étapes habituelles du processus de communication : analyse, réflexion, action.

Le contenu de la communication sera différent en fonction de l’enjeu environnemental et de la maturité de l’opinion publique sur le sujet. Les risques associés sont également spécifiques à chaque domaine.

Enfin le dialogue avec les parties prenantes : consommateurs, ONG, communauté scientifique pour parler des aspects de la communication aide à rétablir la confiance et à identifier les besoins et les attentes des consommateurs et de différents publics.

Les outils et supports de communication
Ils sont nombreux et il est essentiel de bien savoir les choisir et les utiliser. Cette dernière partie montre les enjeux spécifiques à chacun des outils lorsque l’entreprise souhaite y intégrer l’environnement.

Un des premiers outils est l’affichage environnemental qui comprend les labels et certifications ainsi que l’affichage des impacts. Primagaz l’a bien intégré puisque dès 2018, Primagaz sera le premier opérateur du marché à proposer un BioGPL d’origine 100% renouvelable, certifié ISCC et dont le facteur d’émission CO2 est enregistré sur la Base Carbone®.

L’humour peut-être un puissant levier. EDF l’a compris et a lancé la série des mini-films avec Éric Judor, qui ironise sur les inconscients ou climato-sceptiques. (p. 37)

Les nudges, « coups de pouce », sont une technique de sensibilisation et de diffusion des comportements, qui peut être appliquée au développement durable, en particulier les nudges de seconde génération. L’encadré page 39 présente diverses techniques de nudges.

Le site internet, les factures, les campagnes publicitaires et bien sûr la digitalisation sont tout autant d’outils indispensables.

Emissions évitées – septembre 2017

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Emissions évitées
Les entreprises évaluent leurs solutions pour le climat

Disponible en anglais

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à développer des solutions bas-carbone. Ces solutions contribuent à éviter des émissions de gaz à effet de serre par rapport à des solutions plus classiques.
Evaluer ces émissions évitées permet aux entreprises d’affirmer leur rôle positif dans la transition vers des économies décarbonées. Elles complètent leur reporting climat en prenant en compte leur influence sur les acteurs de la chaîne de valeur, notamment leurs clients.
Issue des travaux de la Commission Changement Climatique d’EpE, cette publication propose un ensemble de recommandations pour l’évaluation des émissions évitées.
« Nous espérons que cette publication, fondée sur l’expérience déjà riche des membres d’EpE, sera un outil utile pour toutes les entreprises désireuses de promouvoir leurs solutions en faveur d’une nouvelle économie « zéro GES net ». Le chemin proposé est ambitieux mais hautement nécessaire ! »
Jean-Dominique Senard, Président D’EpE et Président du Groupe Michelin

Emissions évitées : de quoi parle-t-on ?
Evaluer les émissions évitées permet à une entreprise de promouvoir ses solutions, en soulignant le bénéfice-climat de celles-ci, et de valoriser auprès de ses parties prenantes sa stratégie bas-carbone.
Les solutions évaluées peuvent être des projets, des produits, des services ou des investissements. Mais l’outil des émissions évitées doit être utilisé avec précaution, les résultats dépendant d’hypothèses fortes. Se doter de lignes directrices communes permet de réduire les risques liés au sujet. La publication propose ainsi une définition claire et partagée des émissions évitées et des éléments nécessaires à leur évaluation.
Le calcul des émissions évitées s’effectue notamment en comparant les analyses de cycle de vie de la solution bas-carbone et d’une solution de référence.

Evaluer les émissions évitées
Les étapes nécessaires pour l’évaluation des émissions évitées de solutions bas-carbone sont présentées dans la publication.
Les lignes directrices ont été élaborées par l’ensemble des entreprises membres d’EpE. Elles guident les entreprises dans leur démarche d’évaluation et de communication, en répondant aux principales questions qu’elles se posent :
• Comment choisir la bonne méthode ?
• Quelle solution de référence utiliser ?
• Comment construire ses scénarios d’évaluation et de référence ?
• Quel périmètre d’évaluation utiliser ?
• Comment attribuer les émissions évitées dans la chaîne de valeur ?
• Quelle communication adopter ?
En mettant à disposition de tous des recommandations claires et pratiques, la publication favorise l’apparition de cadres méthodologiques de qualité et cohérents les uns avec les autres.

Synthèse des recommandations
Les quarante recommandations, présentées en une double-page, permettent à tous de disposer d’un outil simple et pratique pour réaliser une évaluation des émissions évitées et communiquer les résultats.
Ces recommandations permettent aux entreprises d’améliorer leur démarche d’évaluation des émissions évitées. La publication d’EpE constitue une première étape vers des méthodes plus affinées et spécifiques à chaque secteur.

Entreprises et biodiversité – Gérer les impacts sur la Chaîne de valeur – novembre 2016

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Disponible en anglais

La dégradation continue de la biodiversité est une source de préoccupations croissantes pour nombre de parties prenantes : scientifiques, ONG, législateurs et citoyens. L’intérêt des clients pour les produits labellisés ou des riverains des sites témoignent de cette sensibilité croissante.

Conscientes des attentes de plus en plus fortes de la société à leur égard, les entreprises membres d’EpE ont partagé leurs expériences et les outils qu’elles ont mis au point ou utilisent pour gérer leurs dépendances et impacts sur la biodiversité au-delà de leurs sites de production. Cette publication montre ainsi comment les entreprises les plus avancées travaillent sur leurs produits et services, avec leurs fournisseurs et avec leurs clients pour réduire leurs impacts sur la biodiversité.

Cette évolution est facilitée par le chemin déjà parcouru sur la question du climat : cette brochure traite de ce que l’on appelle « scope 3 » lorsqu’on parle du climat. Les logiques d’action et les moyens d’action s’inspirent souvent de ce qui a été fait pour la réduction des émissions des entreprises, facilitant l’intégration du sujet par les différents acteurs. Cette publication montre que la capitalisation de cette expérience a cependant des limites tenant à la complexité particulière de la biodiversité.

La publication s’appuie sur une trentaine d’exemples concrets pour montrer l’intérêt de cette démarche élargie, ses difficultés et les solutions que les membres d’EpE ont trouvées pour intégrer cette dimension à leurs opérations. Dans une première partie, elle s’interroge sur les dynamiques qui conduisent à l’action dans l’entreprise : pourquoi agir sur ses impacts indirects, comment persuader l’ensemble des acteurs de l’entreprise de s’engager dans cette voie parfois complexe ?

La seconde partie présente différentes solutions trouvées par les entreprises pour agir à différents stades de la chaîne de valeur, que ce soit sur les approvisionnements, sur les transports ou sur les produits, leur usage et leur fin de vie.

La troisième partie quant à elle évoque les pistes de progrès émergentes qui peuvent inspirer les uns et les autres dans la recherche des nouveaux équilibres dynamiques évoqués ci-dessus. Les entreprises qui ont compris et intégré l’enjeu développent une vigilance continue sur les solutions disponibles et les nouvelles approches de gestion des interactions de l’humanité avec la nature.

Prix interne du carbone – septembre 2016

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Prix interne du carbone,
une pratique montante en entreprise

Disponible en anglais

Vers une société à « zéro émission nette »
Dans l’Accord de Paris obtenu en décembre 2015, la communauté internationale s’est donné l’objectif ambitieux d’atteindre zéro émission nette avant la fin du siècle, pour respecter le plafond d’un réchauffement moyen global de +2°C, et si possible nettement moins. La transition vers ce monde décarboné suppose de réinventer rapidement notre développement, dans tous les domaines : énergie, transport, habitat, production, agriculture, finance, consommation.
La plupart des acteurs reconnaissent que donner un prix aux émissions de gaz à effet de serre influe sur leurs décisions et est un moyen efficace d’inciter les décideurs économiques à investir dans des énergies propres, des technologies plus sobres en carbone, voire des produits et services différents répondant aux mêmes besoins. Les pouvoirs publics de plusieurs pays ont déjà pris des décisions en ce sens : en 2016, 13% des émissions mondiales sont couvertes par un mécanisme de tarification règlementaire, et ce chiffre devrait croître.

Qu’est-ce que le prix interne du carbone ?
Les entreprises, conscientes des risques liés au changement climatique et à la transition bas-carbone, de l’efficacité des mécanismes de prix du carbone dans les politiques de décarbonation et du rôle important qu’elles ont à jouer, sont attentives à cette dynamique voire y contribuent activement. Le développement d’outils de tarification volontaire en témoigne. Le prix interne du carbone est une valeur que l’entreprise se fixe volontairement pour internaliser le coût économique de ses émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit à la fois d’un outil de soutien à la stratégie de décarbonation de l’entreprise et d’un instrument de gestion des risques. Le prix interne du carbone permet en effet de rendre la stratégie globale de l’entreprise plus résiliente aux politiques climatiques règlementaires et plus favorable aux réductions d’émissions.

Le prix interne du carbone prend essentiellement deux formes :
• Le prix directeur du carbone (shadow price) : une valeur carbone définie par l’entreprise est intégrée dans les décisions d’investissement et appliquée aux émissions de gaz à effet de serre générées par les projets ;
• La taxe carbone interne : une taxe que les entreprises décident d’appliquer volontairement à leurs opérations, augmentant les coûts des opérations en fonction des émissions de gaz à effet de serre qu’elles induisent ; le produit de cette taxe est ensuite utilisé par l’entreprise à son gré.

Quels avantages pour l’entreprise ?
Instaurer un prix interne du carbone offre plusieurs avantages. Cela permet de :
• Se prémunir contre les risques associés aux futurs prix du carbone imposés par les pouvoirs publics, ou plus généralement aux futures politiques de décarbonation ;
• Atteindre plus efficacement les objectifs de réduction des émissions que l’entreprise a pu se donner ;
• Mieux se préparer aux futures politiques climatiques, ce qui peut conférer un avantage compétitif là où ces politiques transformeront les conditions opérationnelles (coûts, changements dans les approvisionnements énergétiques
• ou les systèmes techniques…) ;
• Diriger plus efficacement ses investissements vers des technologies plus sobres en carbone ;
• Stimuler la R&D et identifier de nouveaux marchés.

Comment adopter cette démarche?
De nombreuses entreprises, notamment parmi les membres d’Entreprises pour l’Environnement, se sont lancées dans cette démarche pour réduire efficacement leurs émissions, montrer leur engagement pour la transition bas-carbone et se prémunir contre les risques de cette transition. A partir de leur expérience en la matière, une démarche méthodologique de mise en œuvre du programme de prix du carbone interne est proposée dans cette publication.

Le guide des ODD à destination des entreprises

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Le 25 septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait les Objectifs du Développement Durable (ODD, et en anglais Sustainable Development Goals ou SDG) avec pour ambitions d’éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous. Les 17 Objectifs de Développement Durable définissent les priorités et aspirations mondiales pour 2030.

Tous les acteurs peuvent apporter leur contribution à l’atteinte des ODD : les gouvernements, les entreprises, la société civile. Pour les entreprises, ils constituent à la fois une feuille de route des attentes de la société à leur égard et des thèmes pour développer de nouvelles solutions pour satisfaire les besoins essentiels de l’humanité.

Le SDG Compass est un outil destiné aux entreprises, développé conjointement par la Global Reporting Initiative, le United Nations Global Compact et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD).

EpE et le Global Compact France ont décidé de mettre à disposition le guide SDG Compass en français, pour faciliter l’appropriation des ODD par les entreprises françaises et francophones. Le guide en français comporte une méthodologie précise que chaque entreprise peut suivre et adapter pour mettre en place sa propre démarche de contribution à l’atteinte des ODD.