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PUBLICATIONS & RAPPORTS

Les partenariats, socle de l’économie circulaire – juin 2021

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Publication disponible le 29 juin

L’économie circulaire apporte une alternative souhaitable au modèle économique dominant, à l’origine de perturbations majeures de l’environnement, et fondé sur l’utilisation linéaire de ressources naturelles, de leur extraction ou leur récolte à leur rejet sous forme de déchets.

Le développement de l’économie circulaire reste aujourd’hui limité par la dispersion des gisements de matières secondaires, leur quantité et leur qualité variable, le manque de technologies, d’accès à l’information, d’un cadre réglementaire et fiscal incitatif et par la persistance de barrières psychologiques. L’économie circulaire est aussi porteuse de risques spécifiques limitant les investissements.

L’analyse de vingt-sept démarches d’économie circulaire, initiées par des entreprises et recueillies au cours de trois ans d’échanges au sein de la commission « Ressources naturelles » d’EpE, a permis de mieux comprendre les conditions de succès et de massification de ces initiatives.

Les partenariats s’imposent comme un levier permettant de dépasser les contraintes et comme une solution pour tirer meilleur parti des ressources locales, sécuriser les approvisionnements et les débouchés, structurer les filières d’économie circulaire, expérimenter, et faire naître de nouvelles chaînes de valeur.

L’étude de la diversité des modes de gouvernance au sein des partenariats observés, conduite en collaboration avec la Chaire Économie circulaire ESCP-Deloitte, révèle trois grands types de gouvernance, centralisée, distribuée ou sous forme de plateforme numérique.

Enfin, la publication souligne le rôle des pouvoirs publics dans le développement de ces initiatives et rappelle la complexité de la mesure d’empreinte environnementale de ces projets.

 

La mer, nouvelle frontière pour l’environnement et l’économie – mai 2021

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68 pages - Disponible en anglais

Alors que l’importance de l’océan pour notre société n’a jamais été aussi tangible et son exploitation économique aussi forte, sa préservation s’avère menacée : l’océan se dégrade rapidement sous l’effet du changement climatique, des pollutions, de la surexploitation de ses ressources et de ses services, et de la perte de biodiversité.

Conscientes de ces évolutions, les entreprises membres d’EpE ont mis en commun depuis 2018, dans le cadre de la commission Océan, les connaissances nouvelles et leurs expériences sur ces enjeux.

Cette publication montre la façon dont les entreprises se saisissent de ces enjeux environnementaux, économiques et scientifiques, en les illustrant par leurs bonnes pratiques :

  • le premier chapitre traite de l’expansion rapide des activités économiques liées à l’océan et des risques que cette « Blue Acceleration » fait peser sur les services économiques et écosystémiques rendus ;
  • le deuxième chapitre aborde le rôle essentiel de la connaissance scientifique et technologique pour la protection des océans ;
  • afin de réduire les impacts des activités existantes sur les milieux marins, le troisième chapitre se concentre sur le développement de solutions connues ou innovantes par les entreprises ;
  • le chapitre final porte sur les mécanismes permettant à ces dernières de faciliter la cohabitation des usages en milieu marin.

Ce travail de réflexion, qui a bénéficié des apports complémentaires d’entreprises, de scientifiques, pouvoirs publics, ONG et acteurs financiers, poursuit trois objectifs :

1. Accroître la prise de conscience au sein du monde économique et de ses parties prenantes des menaces sur la stabilité des océans et des solutions pour les limiter.

2. Contribuer au dialogue entre les entreprises maritimes et non maritimes ainsi qu’avec leurs parties prenantes sur leurs solutions et propositions.

3. Montrer l’existence de solutions technologiques et organisationnelles dont l’adoption large peut contribuer à restaurer un océan sain et productif.

La ruée vers l’or vert : quelle gouvernance de la biomasse ? – mars 2021

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Nourrir l’humanité, remplacer les énergies fossiles, stocker du carbone, abriter la biodiversité : les terres, les forêts et les champs, fragilisés par le changement climatique, sont déjà très sollicités. Or les voies de décarbonation de l’économie passent bien souvent par un recours accru aux sols et à la biomasse, suscitant la perplexité des entreprises : comment répondre à ces nouveaux besoins ? De premières tensions apparaissent à propos de la PAC, l’exploitation des forêts européennes s’intensifie…

En partenariat avec l’ADEME, Bpifrance, la Caisse des Dépôts, CVT AllEnvi et l’IDDRI, les entreprises membres d’EpE ont souhaité ouvrir dès à présent le débat sur la nécessaire gouvernance de l’usage des terres et de la biomasse.

Ces partenaires ont apporté leurs visions contrastées des enjeux et des dispositifs de gouvernance déjà existants, montré des voies de progrès, ouvert des pistes et posé de nouvelles questions.

Une série de webinaires (accessibles en replay ici) a rassemblé fin 2020 de nombreux participants, abordé de multiples questions, suscité des controverses. La publication des Actes, rédigés par Frédéric Denhez, a pour vocation de garder trace et prolonger des débats qui resteront ouverts encore de nombreuses années.

 

Solutions des entreprises pour la biodiversité : changer d’échelle – octobre 2020

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Solutions des entreprises pour la biodiversité : changer d’échelle

84 pages – Disponible en anglais

Des attentes sociétales fortes sur la préservation de la nature, des épidémies d’origine animale liées à la pression anthropique croissante sur les écosystèmes naturels et des constats scientifiques sans appel sur l’effondrement de la biodiversité ont contribué à ce que les entreprises renforcent ces dernières années la place de la nature dans leurs réflexions sur leur responsabilité sociétale et environnementale. Elles ont aussi pris conscience des conséquences et risques pour elles de l’érosion de la biodiversité.

Si de nombreuses réalisations pilotes existent, l’enjeu nouveau dans les entreprises est le changement d’échelle de l’action : comment transformer en pratiques générales voire en stratégies business des actions dont l’origine autant que le succès sont liés à des contextes locaux favorables, à des circonstances particulières ou à l’engagement d’équipes particulièrement motivées ? L’objectif est de découvrir quelles initiatives fonctionnent et avec quels soutiens, le rôle des actions volontaires, des régulations, de la recherche scientifique, des consommateurs.

Cette publication souhaite rendre plus explicites les leviers et modes d’action des entreprises et s’efforce d’identifier les conditions de leur changement d’échelle : comment déployer les actions ou des actions de même nature dans différents sites, dans d’autres secteurs ou d’autres entreprises, tout en évitant de transférer les pressions d’un milieu ou d’un enjeu à un autre ?

Elle est structurée en trois chapitres :

  • une première partie est consacrée aux dispositifs permettant d’éviter ou réduire les pressions exercées par les entreprises sur la biodiversité issues du rapport de synthèse de l’IPBES ;
  • une deuxième partie présente les solutions permettant de recréer des espaces et des conditions favorables à la biodiversité ;
  • la dernière partie est consacrée aux méthodes et outils de gestion destinés à favoriser l’intégration de la nature dans les décisions des acteurs économiques.
  • La publication a été lancée au cours de l’événement « Les entreprises en action pour la biodiversité » organisé le 1er octobre 2020 au Muséum national d’Histoire naturelle, en la présence de Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, du Président d’EpE Jean-Laurent Bonnafé et de nombreux dirigeants d’entreprises et d’organisations partenaires. Replay disponible

Construire une relance durable : transition écologique et résilience – juillet 2020

Rapport BCG-EpE_couv

Construire une relance durable

Transition écologique et résilience,
axes de la reprise économique post-COVID-19

Available in English / Disponible en anglais

Cette étude est le fruit de près de 40 entretiens réalisés auprès de dirigeants de grandes entreprises françaises (PDG, direction développement durable, direction stratégique, direction des affaires institutionnelles, direction opérationnelle, etc.).

Elle a été réalisée par le bureau parisien du BCG, en partenariat avec EpE. Pensée dès le début du confinement, et donc dès la mise à l’arrêt d’une partie de l’économie, elle a eu pour objectifs d’analyser sous l’angle environnemental les impacts de la crise sur le fonctionnement des entreprises, d’identifier les pratiques mises en place et d’anticiper les effets des plans de relance de l’économie.

Dès avant la crise, les stratégies des entreprises étaient en transformation pour répondre aux enjeux environnementaux ; vient s’y ajouter la nécessité de construire une résilience face au COVID-19 et aux événements de même ordre qui surviendront par la suite.

Comment conserver une dynamique environnementale et une vision du temps long dans un contexte économique tendu et incertain à court terme ? Comment garder le cap de la transition écologique en y ajoutant un souci de résilience ? Telles étaient les questions que le BCG a voulu explorer avec EpE et les grandes entreprises françaises.

Revoir ici la présentation publique de l’étude, le 9 juillet 2020.

Intégration des enjeux de santé environnementale par les entreprises – octobre 2019

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Intégration des enjeux de santé environnementale par les entreprises

Disponible en anglais

La mondialisation de l’économie et la diffusion massive des biens de consommation ont eu pour effet d’augmenter la longueur des chaînes de valeur rendant difficiles mais indispensables la traçabilité des produits et une meilleure connaissance de la composition et des impacts des composants et substances.

18 entreprises membres d’EpE ont souhaité partager dans cette publication leurs méthodes, actions et solutions pour gérer les enjeux liés à la santé environnementale. Des experts ont éclairé les débats et les échanges de bonnes pratiques.

  •  La première partie met en perspective les facteurs qui incitent les entreprises à l’action pour intégrer les enjeux de santé environnementale à leur stratégie et aux différents stades du cycle de vie de leurs produits et services. Elle s’appliquera à détailler :

Les attentes sociétales croissantes sur les enjeux émergents de pollution de l’eau, de l’air, des sols qui se présentent aux entreprises.

– Les risques de crise et de ruptures de production à anticiper.

– Les possibles opportunités associées à une attitude proactive. Certaines entreprises membres d’EpE intègrent d’ailleurs systématiquement les risques sur la santé et l’environnement dès la définition de leurs orientations de recherche et explorent particulièrement les innovations qui favorisent la santé.

– Enfin l’anticipation et l’évolution du droit dans un cadre juridique complexe du fait de l’interdisciplinarité du sujet.

  • La seconde partie propose trois types de méthodes et d’outils de management dans la gestion des risques santé-environnement :

– Les premières actions pour répondre à ces enjeux sont des outils d’analyse et de mesure des risques à prioriser en santé environnementale.

– La sensibilisation des collaborateurs est un autre outil du management des risques. Elle passe par l’ancrage de la santé et de l’environnement dans les valeurs de l’entreprise et par l’adoption d’outils de réduction des risques au-delà de ce que la règlementation prévoit.

– Enfin communiquer vers l’extérieur via des outils existants ou non est une des clés pour restaurer la confiance entre les acteurs de la santé et développer des solutions collectives.

 

 

We Demain – supplément « DEMAIN La neutralité carbone » Dossier réalisé à partir des données de l’étude ZEN2050 – août 2019

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Demain La neutralité carbone

Dossier réalisé à partir des données de l’étude ZEN2050

 

En partenariat avec la revue We Demain, ce supplément au numéro de septembre 2019, illustre ce que signifie concrètement la neutralité carbone pour nous tous et fait réagir des personnalités issues de la société civile, de la vie politique et des entreprises à ses conclusions :

  • Fred Vargas, auteure engagée ;
  • Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Atlantique ;
  • Jean-Dominique Senard, président du groupe Renault ;
  • Jean-Laurent Bonnafé, administrateur Directeur Général de BNP Paribas et Président de EpE.

Contexte : à la demande de ses membres et avec eux, EpE a conduit l’étude ZEN2050 pour explorer la faisabilité d’une transformation de la société française vers la neutralité carbone, c’est-à-dire la réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’équilibrage des émissions restantes par les absorptions des puits de carbone (forêts, sols, solutions techniques). Cette étude a été réalisée avec le support d’un groupement d’experts, d’acteurs du monde économique, de la société civile et de citoyens. Les résultats de cette étude sont disponibles en libre accès sur le site d’EpE: ZEN2050

 

 

 

WBCSD – UN Environment – Good Life Goals – Traduction de la version anglaise – 2019

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Simple, positif et inspirant dans sa conception, les Good Life Goals permettent à chacun de jouer un rôle pour la construction d’un futur meilleur ; en suggérant des actions individuelles que chaque personne peut entreprendre pour contribuer aux Objectifs de Développement Durable (ODD). Pour chacun des 17 ODD, les Good Life Goals proposent cinq actions qui touchent aux modes de vie.

Les traductions ont été réalisées à temps pour la 4eme Assemblée UN Environnement, à Nairobi, au Kenya où les Good Life Goals seront présentées. WBCSD et UN Environnement ont été accompagné par leur réseau de partenaires au Brésil (CEBDS), en Colombie (CECODES) et en France (Entreprises pour l’Environnement EpE).

Les Good Life Goals apportent aux entreprises une toute nouvelle manière d’appréhender les ODD, en les reliant aux actions, aux activités et aux modes de vie de leurs clients. Cette compréhension peut aider les marques à s’impliquer plus efficacement auprès de leurs clients, de leur usage des produits et des services afin de générer un effet positif sur les ODD.

Les Good Life Goals peuvent être exploités pour orienter le développement de nouveaux produits et services encourageant des modes de vie plus durables. Ils aident les entreprises à comprendre comment leurs produits et services impactent les modes de vie des gens et à identifier les opportunités d’innovation. Les entreprises peuvent utiliser les Good Life Goals pour déterminer comment rendre leur offre de produits et services mieux en phase avec les ODD.

Les Good Life Goals sont également pour les entreprises un outil simple leur permettant d’impliquer leurs collaborateurs dans un large panel d’activités internes, promouvant une sensibilisation accrue des ODD et une culture d’entreprise en cohérence avec l’Agenda 2030 des Nations Unies.

Julian Hill-Landolt, Directeur des Modes de vie Durables à WBCSD, explique: « Les entreprises adaptent leurs stratégies en fonction des ODD, mais cela n’est pas toujours évident d’impliquer les collaborateurs et les clients dans cette transformation. Les Good Life Goals peuvent aider les entreprises à comprendre comment leurs produits et services sont liés aux 17 ODD, et en retour leur permettre d’engager, d’impliquer et d’inspirer leurs communautés à des modes de vie plus durables. Ces traductions nous permettent de débuter une discussion avec plus de 3,5 milliards de personnes, dans leur propre langue, pour des actions individuelles afin de contribuer à la réalisation des ODD. »

Marina Grossi, Présidente de CEBDS au Brésil, note : « Nous avons vu au travers des Good Life Goals une excellente opportunité pour créer et développer une prise de conscience des ODD auprès du public, et particulièrement du rôle que chacun peut jouer pour mettre en œuvre ces buts dans leur vie courante. Nous avons développé une campagne sur les réseaux sociaux, nommée « la vie que nous voulons », qui est une invitation pour nos abonnés à nous envoyer des photos de leur façon d’appliquer les ODD dans leur vie sur une durée de 17 semaines. Je suis certaine que cette campagne peut faire réfléchir les gens sur leur façon d’agir pour un monde meilleur. »

Selon Jaime Moncada Bernal, Directeur du Capital Naturel au CECODES en Colombie : « Les Good Life Goals permettent aux entreprises de communiquer vis-à-vis des ODD avec leurs principales parties prenantes d’une façon simple et facile à comprendre. Cela aide aussi les entreprises à impliquer leurs employés et leurs parties prenantes, stimulant les projets de soutien aux ODD. »

Claire Tutenuit, Déléguée Générale d’EpE, Entreprises pour l’Environnement, analyse : « Notre travail actuel sur la neutralité carbone confirme l’importance du changement d’échelle du comportement du consommateur. Les Good Life Goals iront sans aucun doute faciliter la compréhension des changements nécessaires. Nous avons été heureux de participer à leur traduction en français. »

Les Good Life Goals, initiées en septembre 2018, ont été créées par une organisation multipartite entre Durables et l’Education et Futerra, soutenue par les gouvernements japonais et suédois représentés par le SEI (Stockholm Environment Institute) et l’IGES (Institute for Global Environmental Strategies), ainsi que l’UNESCO, l’ONU Environnement et le WBCSD.

Les traductions des Good Life Goals en 6 langues ; Allemand, Chinois, Espagnol, Français, Japonais et Portugais Brésilien sont disponibles sur WBCSD’s SDGhub, incluant une présentation des Good Life Goals (résumant les travaux et les points clé à retenir), un kit de communication média et réseaux sociaux, une courte vidéo inspirante sur le pouvoir des actions collectives, une animation mettant en scène les 17 émojis Good Life Goals et les 17 émojis individuels animés, et des fichiers imprimables (cartes postales).

Vous trouverez téléchargeables ci-dessous (en français):

  • Une courte présentation des Good Life Goals
  • La description des 17 Good Life Goals
  • Le manuel explicitant en détail, l’origine des Good Life Goals, leur fonctionnement, leur contenu et les cas d’utilisation.

ZEN 2050 – Imaginer et construire une France neutre en carbone – Mai 2019

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ZEN 2050 – Imaginer et construire une France neutre en carbone

Disponible en anglais

L’étude ZEN 2050 est une exploration, par un groupe d’entreprises de tous les secteurs, de la faisabilité de la neutralité carbone de la France en 2050, au sens de l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre du territoire français métropolitain et les absorptions par ses puits de carbone.

Elle identifie un certain nombre de conditions de succès de cette transition, et se conclut par des propositions d’actions à engager à court terme pour que cette transformation reste économiquement et socialement faisable.

Quelle méthode ? La méthodologie de l’étude a consisté, après une revue des études existantes, à faire converger deux chantiers parallèles :

  • La définition d’une image de la neutralité carbone en 2050 : quel pourrait être le puits de carbone ? Quelle pourrait être la répartition possible entre les secteurs d’activité des émissions réduites à ce niveau ?
  • Une réflexion sociologique sur les évolutions des modes de vie possibles d’ici 2050, respectant la diversité des Français et cohérentes avec cette image.

Puis le travail s’est porté sur les trajectoires d’évolution vers cette situation d’arrivée et sur les principales implications en termes d’emploi et d’investissement.

Enfin, la dernière étape de l’étude a été consacrée à l’analyse des conditions de succès et à la formulation de recommandations sur des actions à prendre à court terme, pour que des trajectoires compatibles avec l’objectif 2050 restent possibles.

Les indicateurs de l’économie circulaire pour les entreprises – Octobre 2018

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LES INDICATEURS DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE POUR LES ENTREPRISES

Disponible en anglais

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, la consommation globale de ressources pourrait plus que doubler entre 2015 et 2050, mettant sous très forte pression les capacités planétaires. L’économie circulaire pourrait être une des réponses à l’épuisement des ressources et aux pressions sur l’environnement – pollution, destruction de la biodiversité.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à explorer de nouveaux modèles d’affaires intégrant les principes de l’économie circulaire. Or, pour piloter leurs démarches et leurs stratégies, elles ont un besoin croissant d’indicateurs pour mesurer leur degré de circularité et ses effets sur l’environnement. Pour les orienter, les membres d’Entreprises pour l’Environnement (EpE) et de l’Institut National de l’Economie Circulaire (INEC) ont réalisé cette publication commune.

La première partie décrit les raisons qui incitent les entreprises à s’engager dans la mesure de leur circularité et répond aux questions : comment, pour qui et pourquoi mesurer ? La seconde partie décrit les outils disponibles et leurs limites pour une démarche d’entreprise. La troisième partie est une analyse des indicateurs utilisés par les entreprises membres d’EpE et de l’INEC. A partir de ces éléments, une quatrième partie propose des recommandations simples aux entreprises pour définir leurs indicateurs d’économie circulaire.
La publication est enrichie de 22 témoignages et bonnes pratiques mises en place par les entreprises.

Les entreprises et l’économie circulaire

Pour les entreprises, l’économie circulaire contribue, d’une part, à la réduction de certains risques le long de la chaîne de valeur pouvant impacter le fonctionnement et l’image de l’entreprise, qu’ils soient environnementaux, de disponibilité des ressources ou réglementaires. D’autre part, elle peut être un vecteur de création de valeur via la différenciation et l’innovation.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans des démarches d’économie circulaire et ont un besoin croissant d’indicateurs afin d’en mesurer les effets.

Les outils de mesure aujourd’hui

À l’heure actuelle, il n’existe pas « de méthode reconnue pour mesurer l’efficience d’un pays ou d’une entreprise dans la transition vers l’économie circulaire, et non plus d’outils holistiques de suivi pour appuyer un tel processus ». (European Environmental Agency, 2016).

Les travaux des organisations et chercheurs qui se sont attelés à la question des indicateurs de l’économie circulaire concernent principalement les produits et le niveau territorial ; peu concernent directement l’échelle de l’entreprise. (Cf. p.36 : synthèse des outils existants)

Les approches centrées sur les produits par exemple sont utiles pour améliorer et communiquer sur un produit ou une gamme de produits. Cependant ces indicateurs ne prennent pas toujours en compte l’ensemble des impacts de l’entreprise (approvisionnement et fonctionnement des bureaux par exemple), ni l’usage de ses produits (mutualisation ou autre) et ne mesurent pas sa contribution à un progrès global vers une économie circulaire.

Analyse des indicateurs utilisés par les entreprises

Pour réaliser cette analyse, un recensement effectué par EpE et l’INEC sur une quarantaine de rapports de développement durable de membres issus des différents secteurs de l’économie a permis l’identification de plus de 160 indicateurs. Les principaux enseignements de cette analyse sont les suivants :

  • Les entreprises utilisent déjà une grande variété d’indicateurs, en fonction de leur stratégie et des pratiques déjà existantes, du secteur d’activité, du domaine d’action, des ressources considérées, des objectifs environnementaux poursuivis.
  • Les indicateurs recensés portent principalement sur des informations liées aux déchets (60%) et, dans une moindre mesure, des informations liées aux produits et à leur usage (écoconception, durée d’usage, part de marché).
  • Les indicateurs opérationnels sont plus fréquents que les indicateurs économiques.
  • Les indicateurs d’impact environnemental permettent de mesurer les conséquences des mesures prises.

Recommandations aux entreprises pour construire leurs indicateurs

Plutôt qu’un cadre complet, EpE et l’INEC proposent ici une démarche permettant à chaque entreprise d’identifier un ensemble d’indicateurs pertinents pour elle qui consiste à :

  • identifier les enjeux matériels à l’entreprise en considérant son activité, les différentes ressources mobilisées et les différentes étapes, actuelles ou potentielles, du cycle de vie de ses produits et services ;
  • s’assurer que les indicateurs sont en adéquation avec la stratégie de l’entreprise et les faire évoluer progressivement ;
  • privilégier un ensemble d’indicateurs pour représenter les dimensions pertinentes de l’économie circulaire et identifier les éventuels effets rebonds qui réduisent l’effet positif de la circularité ;
  • durant l’élaboration des indicateurs, stimuler l’engagement des collaborateurs, impliquer les parties prenantes et veiller à leur bonne intégration dans les processus opérationnels.