PUBLICATIONS & RAPPORTS

L’environnement dans le dialogue avec les consommateurs – décembre 2017

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L’environnement
dans le dialogue avec les consommateurs

Disponible prochainement en anglais

« La communication des entreprises joue un rôle clé. Les entreprises, par leurs messages publicitaires ou leur usage des réseaux sociaux, contribuent largement à la construction des représentations, voire de normes sociales qui orientent nos choix de consommation. Elles auront donc une grande part de responsabilité dans la transformation des modes de vie et de consommation nécessaires à la neutralité carbone comme à la protection de la biodiversité. »
Jean-Dominique Senard,
Président d’EpE, Président du Groupe Michelin

Un défi de taille, que les membres d’EpE ont commencé à relever en intégrant l’environnement à leur communication avec les consommateurs. Mais pour une entreprise, communiquer sur l’environnement vers ses clients est souvent difficile voire risqué ; de quoi parler, comment en parler ? L’objet de la présente brochure, fondée sur les expériences des membres d’EpE, est d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Pourquoi communiquer sur l’environnement ?
Le grand public aujourd’hui est sensibilisé aux questions d’environnement. 71,5% des consommateurs souhaitent consommer mieux (étude GreenFlex 2017), de nouveaux profils apparaissant en fonction de certains critères socio-économiques. Cette diversité pousse les entreprises à identifier différents types de consomma¬teurs selon leur sensibilité environnementale, afin de pouvoir adapter et personnaliser leur communication en fonction des populations. Havas et BETC ont par exemple identifié les «prosumers » qui sont une cible privilégiée des entreprises soucieuses d’environnement et dési¬reuses de transformer positivement la société (p. 11).

Communiquer sur l’environnement est aussi pour l’entreprise une façon de réduire certains risques de réputation.

Communiquer sur l’environnement peut également aider l’entreprise à créer de nouveaux marchés mais attention l’exercice est complexe : trop précoce ou trop tardive, la communication peut rater son objectif ; trop ambitieuse, elle peut être l’objet de critiques.
Club Med par exemple a opté pour une stratégie de communication visant à « faire avant de dire » et communique ainsi exclusivement sur ce qui a été mis en place afin d’apporter la preuve de son engagement. La direction Développement durable du Club Med a ainsi développé le programme « Globe Members ». (p. 15)

Comment parler d’environnement ?
Une première voie pour en parler est de simplement proposer une transparence sur les caractéristiques environnementales de l’offre existante.
Une seconde voie plus ambitieuse est de mettre en avant des informations sur l’impact environnemental d’un produit ou d’un service pour en faire un avantage concurrentiel auprès des consommateurs responsables.
Une troisième voie est enfin de modifier l’offre pour la rendre plus favorable à l’environnement, et de communiquer sur ce changement en espérant en faire un avantage compétitif.

Dans tous les cas, faire évoluer l’offre et communiquer sur l’environnement supposent l’implication active de nombreux services de l’entreprise et d’avoir intégré l’environnement dans sa stratégie et dans sa gouvernance.

Pour qu’une stratégie de communication soit efficace, il convient de définir un message unique et clair, valable sur le long terme, qui stimule chez le consommateur les trois étapes habituelles du processus de communication : analyse, réflexion, action.

Le contenu de la communication sera différent en fonction de l’enjeu environnemental et de la maturité de l’opinion publique sur le sujet. Les risques associés sont également spécifiques à chaque domaine.

Enfin le dialogue avec les parties prenantes : consommateurs, ONG, communauté scientifique pour parler des aspects de la communication aide à rétablir la confiance et à identifier les besoins et les attentes des consommateurs et de différents publics.

Les outils et supports de communication
Ils sont nombreux et il est essentiel de bien savoir les choisir et les utiliser. Cette dernière partie montre les enjeux spécifiques à chacun des outils lorsque l’entreprise souhaite y intégrer l’environnement.

Un des premiers outils est l’affichage environnemental qui comprend les labels et certifications ainsi que l’affichage des impacts. Primagaz l’a bien intégré puisque dès 2018, Primagaz sera le premier opérateur du marché à proposer un BioGPL d’origine 100% renouvelable, certifié ISCC et dont le facteur d’émission CO2 est enregistré sur la Base Carbone®.

L’humour peut-être un puissant levier. EDF l’a compris et a lancé la série des mini-films avec Éric Judor, qui ironise sur les inconscients ou climato-sceptiques. (p. 37)

Les nudges, « coups de pouce », sont une technique de sensibilisation et de diffusion des comportements, qui peut être appliquée au développement durable, en particulier les nudges de seconde génération. L’encadré page 39 présente diverses techniques de nudges.

Le site internet, les factures, les campagnes publicitaires et bien sûr la digitalisation sont tout autant d’outils indispensables.

Emissions évitées – septembre 2017

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Emissions évitées
Les entreprises évaluent leurs solutions pour le climat

Disponible en anglais ultérieurement

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à développer des solutions bas-carbone. Ces solutions contribuent à éviter des émissions de gaz à effet de serre par rapport à des solutions plus classiques.
Evaluer ces émissions évitées permet aux entreprises d’affirmer leur rôle positif dans la transition vers des économies décarbonées. Elles complètent leur reporting climat en prenant en compte leur influence sur les acteurs de la chaîne de valeur, notamment leurs clients.
Issue des travaux de la Commission Changement Climatique d’EpE, cette publication propose un ensemble de recommandations pour l’évaluation des émissions évitées.
« Nous espérons que cette publication, fondée sur l’expérience déjà riche des membres d’EpE, sera un outil utile pour toutes les entreprises désireuses de promouvoir leurs solutions en faveur d’une nouvelle économie « zéro GES net ». Le chemin proposé est ambitieux mais hautement nécessaire ! »
Jean-Dominique Senard, Président D’EpE et Président du Groupe Michelin

Emissions évitées : de quoi parle-t-on ?
Evaluer les émissions évitées permet à une entreprise de promouvoir ses solutions, en soulignant le bénéfice-climat de celles-ci, et de valoriser auprès de ses parties prenantes sa stratégie bas-carbone.
Les solutions évaluées peuvent être des projets, des produits, des services ou des investissements. Mais l’outil des émissions évitées doit être utilisé avec précaution, les résultats dépendant d’hypothèses fortes. Se doter de lignes directrices communes permet de réduire les risques liés au sujet. La publication propose ainsi une définition claire et partagée des émissions évitées et des éléments nécessaires à leur évaluation.
Le calcul des émissions évitées s’effectue notamment en comparant les analyses de cycle de vie de la solution bas-carbone et d’une solution de référence.

Evaluer les émissions évitées
Les étapes nécessaires pour l’évaluation des émissions évitées de solutions bas-carbone sont présentées dans la publication.
Les lignes directrices ont été élaborées par l’ensemble des entreprises membres d’EpE. Elles guident les entreprises dans leur démarche d’évaluation et de communication, en répondant aux principales questions qu’elles se posent :
• Comment choisir la bonne méthode ?
• Quelle solution de référence utiliser ?
• Comment construire ses scénarios d’évaluation et de référence ?
• Quel périmètre d’évaluation utiliser ?
• Comment attribuer les émissions évitées dans la chaîne de valeur ?
• Quelle communication adopter ?
En mettant à disposition de tous des recommandations claires et pratiques, la publication favorise l’apparition de cadres méthodologiques de qualité et cohérents les uns avec les autres.

Synthèse des recommandations
Les quarante recommandations, présentées en une double-page, permettent à tous de disposer d’un outil simple et pratique pour réaliser une évaluation des émissions évitées et communiquer les résultats.
Ces recommandations permettent aux entreprises d’améliorer leur démarche d’évaluation des émissions évitées. La publication d’EpE constitue une première étape vers des méthodes plus affinées et spécifiques à chaque secteur.

Entreprises et biodiversité – Gérer les impacts sur la Chaîne de valeur – novembre 2016

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Disponible en anglais

La dégradation continue de la biodiversité est une source de préoccupations croissantes pour nombre de parties prenantes : scientifiques, ONG, législateurs et citoyens. L’intérêt des clients pour les produits labellisés ou des riverains des sites témoignent de cette sensibilité croissante.

Conscientes des attentes de plus en plus fortes de la société à leur égard, les entreprises membres d’EpE ont partagé leurs expériences et les outils qu’elles ont mis au point ou utilisent pour gérer leurs dépendances et impacts sur la biodiversité au-delà de leurs sites de production. Cette publication montre ainsi comment les entreprises les plus avancées travaillent sur leurs produits et services, avec leurs fournisseurs et avec leurs clients pour réduire leurs impacts sur la biodiversité.

Cette évolution est facilitée par le chemin déjà parcouru sur la question du climat : cette brochure traite de ce que l’on appelle « scope 3 » lorsqu’on parle du climat. Les logiques d’action et les moyens d’action s’inspirent souvent de ce qui a été fait pour la réduction des émissions des entreprises, facilitant l’intégration du sujet par les différents acteurs. Cette publication montre que la capitalisation de cette expérience a cependant des limites tenant à la complexité particulière de la biodiversité.

La publication s’appuie sur une trentaine d’exemples concrets pour montrer l’intérêt de cette démarche élargie, ses difficultés et les solutions que les membres d’EpE ont trouvées pour intégrer cette dimension à leurs opérations. Dans une première partie, elle s’interroge sur les dynamiques qui conduisent à l’action dans l’entreprise : pourquoi agir sur ses impacts indirects, comment persuader l’ensemble des acteurs de l’entreprise de s’engager dans cette voie parfois complexe ?

La seconde partie présente différentes solutions trouvées par les entreprises pour agir à différents stades de la chaîne de valeur, que ce soit sur les approvisionnements, sur les transports ou sur les produits, leur usage et leur fin de vie.

La troisième partie quant à elle évoque les pistes de progrès émergentes qui peuvent inspirer les uns et les autres dans la recherche des nouveaux équilibres dynamiques évoqués ci-dessus. Les entreprises qui ont compris et intégré l’enjeu développent une vigilance continue sur les solutions disponibles et les nouvelles approches de gestion des interactions de l’humanité avec la nature.

Prix interne du carbone – septembre 2016

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Prix interne du carbone,
une pratique montante en entreprise

Disponible en anglais

Vers une société à « zéro émission nette »
Dans l’Accord de Paris obtenu en décembre 2015, la communauté internationale s’est donné l’objectif ambitieux d’atteindre zéro émission nette avant la fin du siècle, pour respecter le plafond d’un réchauffement moyen global de +2°C, et si possible nettement moins. La transition vers ce monde décarboné suppose de réinventer rapidement notre développement, dans tous les domaines : énergie, transport, habitat, production, agriculture, finance, consommation.
La plupart des acteurs reconnaissent que donner un prix aux émissions de gaz à effet de serre influe sur leurs décisions et est un moyen efficace d’inciter les décideurs économiques à investir dans des énergies propres, des technologies plus sobres en carbone, voire des produits et services différents répondant aux mêmes besoins. Les pouvoirs publics de plusieurs pays ont déjà pris des décisions en ce sens : en 2016, 13% des émissions mondiales sont couvertes par un mécanisme de tarification règlementaire, et ce chiffre devrait croître.

Qu’est-ce que le prix interne du carbone ?
Les entreprises, conscientes des risques liés au changement climatique et à la transition bas-carbone, de l’efficacité des mécanismes de prix du carbone dans les politiques de décarbonation et du rôle important qu’elles ont à jouer, sont attentives à cette dynamique voire y contribuent activement. Le développement d’outils de tarification volontaire en témoigne. Le prix interne du carbone est une valeur que l’entreprise se fixe volontairement pour internaliser le coût économique de ses émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit à la fois d’un outil de soutien à la stratégie de décarbonation de l’entreprise et d’un instrument de gestion des risques. Le prix interne du carbone permet en effet de rendre la stratégie globale de l’entreprise plus résiliente aux politiques climatiques règlementaires et plus favorable aux réductions d’émissions.

Le prix interne du carbone prend essentiellement deux formes :
• Le prix directeur du carbone (shadow price) : une valeur carbone définie par l’entreprise est intégrée dans les décisions d’investissement et appliquée aux émissions de gaz à effet de serre générées par les projets ;
• La taxe carbone interne : une taxe que les entreprises décident d’appliquer volontairement à leurs opérations, augmentant les coûts des opérations en fonction des émissions de gaz à effet de serre qu’elles induisent ; le produit de cette taxe est ensuite utilisé par l’entreprise à son gré.

Quels avantages pour l’entreprise ?
Instaurer un prix interne du carbone offre plusieurs avantages. Cela permet de :
• Se prémunir contre les risques associés aux futurs prix du carbone imposés par les pouvoirs publics, ou plus généralement aux futures politiques de décarbonation ;
• Atteindre plus efficacement les objectifs de réduction des émissions que l’entreprise a pu se donner ;
• Mieux se préparer aux futures politiques climatiques, ce qui peut conférer un avantage compétitif là où ces politiques transformeront les conditions opérationnelles (coûts, changements dans les approvisionnements énergétiques
• ou les systèmes techniques…) ;
• Diriger plus efficacement ses investissements vers des technologies plus sobres en carbone ;
• Stimuler la R&D et identifier de nouveaux marchés.

Comment adopter cette démarche?
De nombreuses entreprises, notamment parmi les membres d’Entreprises pour l’Environnement, se sont lancées dans cette démarche pour réduire efficacement leurs émissions, montrer leur engagement pour la transition bas-carbone et se prémunir contre les risques de cette transition. A partir de leur expérience en la matière, une démarche méthodologique de mise en œuvre du programme de prix du carbone interne est proposée dans cette publication.

Le guide des ODD à destination des entreprises

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Le 25 septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait les Objectifs du Développement Durable (ODD, et en anglais Sustainable Development Goals ou SDG) avec pour ambitions d’éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous. Les 17 Objectifs de Développement Durable définissent les priorités et aspirations mondiales pour 2030.

Tous les acteurs peuvent apporter leur contribution à l’atteinte des ODD : les gouvernements, les entreprises, la société civile. Pour les entreprises, ils constituent à la fois une feuille de route des attentes de la société à leur égard et des thèmes pour développer de nouvelles solutions pour satisfaire les besoins essentiels de l’humanité.

Le SDG Compass est un outil destiné aux entreprises, développé conjointement par la Global Reporting Initiative, le United Nations Global Compact et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD).

EpE et le Global Compact France ont décidé de mettre à disposition le guide SDG Compass en français, pour faciliter l’appropriation des ODD par les entreprises françaises et francophones. Le guide en français comporte une méthodologie précise que chaque entreprise peut suivre et adapter pour mettre en place sa propre démarche de contribution à l’atteinte des ODD.

Environnement et Santé : Dialoguer avec les parties prenantes

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Disponible en anglais

Cette nouvelle publication d’EpE est issue des travaux de la commission Santé-Environnement depuis 2013. Elle recueille l’expérience et les bonnes pratiques des membres d’EpE en matière de dialogue avec les parties prenantes sur l’environnement et la santé. Ponctuée de regards d’experts sur l’importance du dialogue sur des sujets tels que les risques émergents, les nuisances ou encore la prévention des risques industriels, cette publication a pour vocation d’encourager l’ensemble des entreprises à plus d’ouverture et de transparence.

Le dialogue avec les parties prenantes va bien au-delà des relations avec les riverains ou associations de défense de l’environnement. Les entreprises ont de nombreuses parties prenantes, chaque catégorie a son approche des sujets, ses enjeux et ses besoins dans le dialogue avec l’entreprise. Comment concilier l’exigence de cohérence des messages de l’entreprise et le besoin de s’adapter à chacun de ces interlocuteurs ? Cette question, et bien d’autres qui se posent à l’entreprise dans ses relations avec les autres, sont abordées dans la publication.

La publication « Environnement & Santé – Dialoguer avec les parties prenantes » est divisée en 3 chapitres. Chacun est illustré par des cas concrets issus des pratiques des membres d’EpE.

Mesurer et piloter l'eau – avril 2015

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« Mesurer et piloter l’eau »,
un guide pour aider les entreprises à mieux évaluer leur empreinte eau

Disponible en anglais

 

La nouvelle publication d’EpE, « Mesurer et Piloter l’Eau », illustrée d’une quarantaine de cas concrets des membres d’EpE, est destinée aux entreprises qui souhaitent améliorer leur gestion de l’eau, et ont donc besoin d’outils appropriés et de retours d’expérience.
Ce guide est issu des réflexions du groupe de travail sur la mesure de l’empreinte eau entre 2012 et 2015.

 

 

 

 

Les enjeux de l’eau pour l’entreprise
L’eau, c’est la vie, pour l’entreprise comme pour les êtres vivants. Ses multiples usages font peser sur la ressource une pression croissante. À l’origine d’une partie de ces pressions, les entreprises dépendent de la ressource hydrique pour le fonctionnement de leurs activités. Cette dépendance les contraint à identifier, cartographier et anticiper les risques liés à la pénurie et la pollution de l’eau, et à prêter attention à l’interaction qu’elles ont par ce vecteur avec leur environnement : leur empreinte eau.

La mesure de l’empreinte eau en entreprise
Une fois les risques identifiés et hiérarchisés, l’empreinte eau proprement dite peut être évaluée à l’aide d’indicateurs sur les volumes utilisés dans l’activité de l’entreprise, et les impacts induits sur la qualité de l’eau. Il faut alors poser les bonnes questions sur le périmètre à adopter : que mesure-t-on ? faut-il adopter une approche sectorielle ou prendre en compte l’ensemble du cycle de vie du produit ? Enfin, parmi les outils existants, quel indicateur utiliser ? Comme pour tout type de reporting, un bon indicateur doit être crédible et reconnu, reproductible dans l’espace et dans le temps, fondé scientifiquement.

Plan d’action et suivi
La mesure de l’empreinte eau permet à l’entreprise d’avoir une vision claire de sa gestion de l’eau pour mettre en œuvre des actions adaptées. Le reporting donne la possibilité d’élaborer des objectifs chiffrés, liés à des plans d’action pour les atteindre. Les sites appliquent et adaptent ensuite ces lignes directrices à l’échelle locale. L’efficacité des actions mises en œuvre à l’échelle des sites permet ensuite de faire un bilan et de réajuster si nécessaire les objectifs, dans une démarche de progrès continu. Tout au long du processus, les parties prenantes sont impliquées pour s’assurer que le travail se poursuit dans la bonne direction.

Questions émergentes
L’interdépendance de la gestion de l’eau avec d’autres problématiques environnementales confronte les entreprises à de nouveaux défis, qui remettent partiellement en cause les méthodes d’évaluation, ou en tout cas font peser sur elles une incertitude.
La nécessité d’anticipation des risques apparaît d’autant plus évidente pour les entreprises lorsqu’il s’agit d’adapter leur gestion de l’eau aux changements induits par l’évolution globale du climat, aux nouveaux enjeux de santé publique soulevés par les micropolluants.

 

Par ailleurs, la publication a été présentée au Cercle français de l’eau, le compte-rendu de cette présentation est disponible ci-dessous

Compte-rendu-Mesurer-et-piloter-leau-cfe

Stratégies des entreprises pour le climat – mars 2015

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Stratégies des entreprises pour le climat,
un état des lieux des politiques et méthodes mises en place par les entreprises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Disponible en anglais

Croissance et décarbonation
Les travaux parus en 2014, qu’ils soient l’œuvre des scientifiques du GIEC ou des économistes du New Climate Economy, montrent qu’il est possible de lutter contre le changement climatique sans pour autant renoncer à la croissance économique. Cela s’applique aussi bien aux pays en développement qui ne veulent pas renoncer à la croissance promise qu’aux pays développés qui craignent de devoir remettre en cause leurs modes de vie.
Se placer sur une trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre qui permette de limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici la fin du siècle demande néanmoins une réponse de grande ampleur, immédiate et coordonnée de l’ensemble des acteurs économiques et politiques.

Des solutions existent
Les entreprises savent qu’elles ont un rôle majeur à jouer pour faire face au défi climatique. Elles sont prêtes à changer de cap, comme l’a demandé M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, en septembre 2014.
Les entreprises engagées, de toutes tailles, innovent et développent des solutions technologiques, organisationnelles et financières pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences du changement climatique.
Elles font évoluer leurs stratégies, leurs modèles économiques pour répondre à ces nouveaux enjeux. Ce sont ces solutions qui sont présentées dans la publication « Stratégies des entreprises pour le climat ».

Les solutions sont partout
Tous les secteurs de l’économie sont concernés, tous anticipent les mutations engendrées par le changement climatique et se mobilisent pour apporter des réponses efficaces et à la hauteur de l’enjeu.

Transport
Le développement économique mondial se traduit par une forte augmentation de la demande de mobilité et de transport. Les entreprises travaillent à améliorer les véhicules, à développer des motorisations moins dépendantes des énergies fossiles mais aussi à trouver de nouvelles façons de se déplacer et de transporter les marchandises. Le défi est de taille : il s’agit d’accompagner le besoin croissant de transport tout en réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre du secteur.

Habitat
Les villes accueillent une population de plus en plus nombreuse, désireuse d’accéder à toujours plus de confort, ce qui entraîne une augmentation sensible des émissions du secteur de l’habitat. Les évolutions sont nombreuses, aussi bien pour le parc existant qui nécessite une profonde rénovation que pour les bâtiments neufs qui dès aujourd’hui intègrent des standards élevés de performance énergétique.

Energie
Les systèmes énergétiques sont au cœur du développement économique des territoires, des pays. Mais le choix du mix énergétique mondial conditionne fortement l’avenir climatique de la planète. De nouvelles sources d’énergie apparaissent ou trouvent leur rentabilité, de nouvelles stratégies permettent d’accompagner la transition du secteur vers des modes de production plus efficaces et moins émetteurs de gaz à effet de serre.

Usage des sols
Les terres sont soumises à une forte pression, devant répondre aux besoins des populations pour la nourriture, l’énergie ou le logement. Mais l’usage des sols non urbanisés se rationalise : forêts, biomasse, changements de l’alimentation, exploitation moins émettrice des terres pour l’agriculture sont des solutions qui participent à la lutte contre le changement climatique.

Finance
Les émissions des acteurs financiers sont très faibles. Mais en tant que financeurs de l’économie mondial, ils ont un rôle central dans la transition vers une économie bas carbone. La prise en compte croissante du changement climatique dans les décisions d’investissement et des risques qu’il fait peser sur les actifs commence à orienter les stratégies des entreprises du secteur.

 

Conférence Rio 2012 – Cahier d’acteurs EpE

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Depuis 1992, les plus grandes entreprises françaises de tous les secteurs se sont réunies pour mettre en commun leurs meilleures pratiques et les diffuser, échanger sur les problématiques émergentes, et prendre ensemble des engagements concrets en faveur de l’environnement. EpE anime cette réflexion commune, facilite le dialogue des entreprises avec les parties prenantes, diffuse les outils et les méthodes produits par ces entreprises pour mieux intégrer l’environnement dans leurs stratégies et leur gestion courante.

Le cahier d’acteurs EpE « Les bonnes pratiques à mutualiser en vue de Rio +20″ est téléchargeable ci-dessous.

CEDD – Les économistes et la croissance verte – 2012

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« Les économistes et la croissance verte » est un ouvrage collectif des membres du Conseil Economique du Développement Durable, instance qui donne des points de vue économiques au sein du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Au chapitre 6, contribution de Claire Tutenuit, Délégué Général d’EpE : « Concilier compétitivité et développement durable : c’est possible ».