L’économie circulaire apporte une alternative souhaitable au modèle économique dominant, à l’origine de perturbations majeures de l’environnement, et fondé sur l’utilisation linéaire de ressources naturelles, de leur extraction ou leur récolte à leur rejet sous forme de déchets.

Le développement de l’économie circulaire reste aujourd’hui limité par la dispersion des gisements de matières secondaires, leur quantité et leur qualité variable, le manque de technologies, d’accès à l’information, d’un cadre réglementaire et fiscal incitatif et par la persistance de barrières psychologiques. L’économie circulaire est aussi porteuse de risques spécifiques limitant les investissements.

L’analyse de vingt-sept démarches d’économie circulaire, initiées par des entreprises et recueillies au cours de trois ans d’échanges au sein de la commission « Ressources naturelles » d’EpE, a permis de mieux comprendre les conditions de succès et de massification de ces initiatives.

Les partenariats s’imposent comme un levier permettant de dépasser les contraintes et comme une solution pour tirer meilleur parti des ressources locales, sécuriser les approvisionnements et les débouchés, structurer les filières d’économie circulaire, expérimenter, et faire naître de nouvelles chaînes de valeur.

L’étude de la diversité des modes de gouvernance au sein des partenariats observés, conduite en collaboration avec la Chaire Économie circulaire ESCP-Deloitte, révèle trois grands types de gouvernance, centralisée, distribuée ou sous forme de plateforme numérique.

Enfin, la publication souligne le rôle des pouvoirs publics dans le développement de ces initiatives et rappelle la complexité de la mesure d’empreinte environnementale de ces projets.