Digital et Environnement : quelles connexions ?

Cette année, les jeunes de moins de trente ans se sont penchés sur la question très actuelle des relations entre le digital et la préservation de l’environnement. Ils ont été invités à présenter des idées inédites, des solutions concrètes de services ou d’applications, d’objets connectés, de chatbot, favorisant l’environnement ou, à l’inverse, des solutions concrètes pour diminuer l’impact du recours au digital.

Le jury multidisciplinaire, composé de 12 membres était présidé par Gilles Berhault, délégué général de la Fondation des Transitions, ancien Président du Comité 21 et de Solutions COP21.

Les 12 projets retenus ont été évalués sur leur originalité, leur faisabilité, leur pertinence et leur présentation. Suite à un processus d’évaluation rigoureux en plusieurs étapes, les quatre finalistes ont soutenu leur projet le 14 juin à la Maison de la Chimie à Paris.

Claire Tutenuit, Déléguée générale d’EpE et Catherine Puiseux- Kakpo, Directrice RSE Groupe TF1, ont salué et félicité les lauréats pour la qualité de leur travail.

Total, InVivo et Deloitte, trois entreprises membres d’EpE, sponsorisent cette 13e édition et ont remis aux trois lauréats respectivement 5 000 € , 3 000 €, et 2 000 €.

Actu-Environnement a remis un quatrième prix d’une valeur de 1 000 €.

 

1er Prix – Fleur Moreau et Alice Abbat, René : l’atelier mobile

Vertueux, bien construit et incarnant les bienfaits de la réparabilité, leur projet a séduit le jury.

RENÉ est un atelier de réparation mobile qui permet d’apprendre à réparer des objets numériques (smartphone, ordinateur, tablette…) et de collecter les appareils en fin de vie afin de les recycler ou les revaloriser.
Le camion s’installe dans les espaces publics et change d’emplacement toutes les semaines. L’utilisateur, qui peut le localiser sur le site internet, apporte son objet à réparer ou à collecter.
RENÉ aide à réduire le volume des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques), à économiser les ressources et à changer les réflexes de consommation en favorisant le faire ensemble.

 

2e prix – Sylvain Bidart et Maxence Perrin : Peer to Pear
La blockchain comme support d’une filière agricole durable et éthique

Le jury a récompensé l’innovation, l’ambition et la modernité du projet «Peer to pear».

Peer to Pear et sa blockchain permettent de redistribuer les valeurs créées dans la chaîne agro-alimentaire en assurant une répartition équitable entre chaque acteur de façon transparente, tout en promouvant une méthode de consommation éthique, durable et accessible à tous.
Les produits échangés à l’intérieur du système seront à minima respectueux de l’environnement et des valeurs sociales.

 

3e Prix – Valentin Bouteiller : Dura’Billy
Consommer plus responsable en s’amusant

Le projet pédagogique et ludique a séduit le jury.

Dura’Billy est une application ludique et gratuite qui permet à ses utilisateurs de cumuler des éco-points et d’obtenir des récompenses lorsqu’ils consomment de manière durable. Les éco-points cumulés peuvent ensuite être convertis en bons d’achat pour acquérir de nouveaux produits ou services durables (produits éco-labélisés, transports en commun, économie de la fonctionnalité, etc.), ou bien être offerts sous forme de dons auprès d’associations.
Cherchant à créer des incitations à consommer responsable tout en s’amusant, l’application se base sur un jeu consistant à nourrir une tortue avec des salades (éco-points) obtenues grâce à l’accumulation d’eau (produits durables) et de compost (services durables).

 

4e Prix – Goulvenn Berthon, Floriane Maldonado, César Martin, Manuel Melo et Grégory Paquet : Eco&Co
L’offre de service Eco-friendly

Le jury a particulièrement apprécié le projet ambitieux et généreux des cinq lauréats.

Eco&Co est une application mettant en relation les entreprises souhaitant améliorer leur responsabilité sociétale, les associations dans ce domaine voulant gagner en visibilité ainsi que les citoyens souhaitant agir en faveur de l’environnement.
Ce concept est gagnant pour chacune des parties. L’entreprise sponsor améliore son image de marque en soutenant des associations. L’association gagne en visibilité, intéresse des éco-friends en publiant ses initiatives sur Eco&Co et voit ses projets financés. L’éco-friend participe à ces événements et gagne en contrepartie des écocos (points de fidélité) à utiliser chez les entreprises partenaires.